Au Burkina, même les fleurs et les ptites bêtes ont adopté les couleurs du drapeau… ^^



Et pour la petite étoile centrale, j’ai aussi trouvé:

A bientôt, d’autres photos de jolis paysages dès que j’ai un peu de temps…
Un lieu incroyable qui vaut le détour : les dômes de Fabédougou (à une quinzaine de kilomètres de Banfora). Comme une impression d’être sur un petit toit du monde.
Sous une chaleur de plomb, nous sommes grimpés à pied sur la falaise de Karfiguéla, depuis laquelle nous avons dominé la plaine de Banfora, puis nous avons longé le plateau jusqu’aux dômes. Heureusement au retour, une petite trempette dans une cascade nous a opportunément rafraîchis. (Comme d’hab, un pti clic pour un format un peu plus grand)








Bobo-Dioulasso (anciennement Sya), deuxième ville du Burkina en nombre d’habitants, signifie “la maison des Bobos et des Dioulas”, deux ethnies majoritaires dans la région.
La première mosquée de Bobo fut construite en 1880, environ un siècle après que l’islam eut commencé de se diffuser au Burkina. Nous l’avons visitée avec un guide. Elle est toujours un lieu de culte vivant.


Son architecture est de type soudanais; les bouts de bois dont elle est hérissée n’ont qu’un rôle ornemental. Ce matin-là, une nuée de martinets volait à son entour, venant parfois se nicher dans les encoignures, mais ils sont si rapides qu’on les distingue à peine sur les photos mais si vous êtes attentifs vous en trouverez deux ci-dessous. (clic pour agrandir)

Otez vos chaussures et entrons.


L’ambiance est paisible. Interdiction, bien sûr, de prendre en photo les quelques fidèles venus prier et se reposer dans son ombre.




Sur le toit-terrasse, l’ouverture qui permet de communiquer avec le muezzin. On voit aussi l’emplacement des poutres transversales de la charpente, recouvertes de banco.

Les tours autres que le minaret principal étaient aussi des chambres de prières où se retiraient les marabouts qui étaient chargés par des fidèles d’obtenir la satisfaction de leurs souhaits. Pendant tout le temps de la retraite, la famille du marabout était prise en charge par le commanditaire.
Avant de reprendre la route en direction de Banfora, nous avons aussi visité le vieux quartier de la ville en bordure du Houet et le marché, mais je n’ai pas de photos à vous montrer.
Eyi zaandè.
*** Interruption momentanée des billets burkinabés. ***
Connaissez-vous MADJO ?

Moi non, jusqu’à hier soir où je l’ai découverte sur la scène de l’Institut Français. Et waouh, me voilà mordue ! Elle et ses trois musiciens (une choriste percussioniste qui joue en dansant avec punch et élasticité, un bassiste à l’attitude un brin juliendoresque –mais plus beau-, et un sampleur très talentueux à la human beat box) m’ont charmée, envoûtée, ensorcelée !
Des harmonies sophistiquées aux influences multiples in english et en français (je vous laisse découvrir sa bio sur son site officiel), une osmose sans faille dans le groupe, dont les voix se marient parfaitement tout en restant chacune audible, une bonne énergie qui, sans en faire trop, donne immédiatement envie d’adhérer à cette musique, de chanter et taper dans les mains ou claquer des doigts (ce qui fut fait) et de danser… Au milieu des compos originales s’est glissée une divine reprise de “My girl” de Nirvana… En une heure trente, cette grande liane, simplement chaleureuse, a littéralement conquis le public présent qui ne la connaissait pas mais a fini par l’acclamer debout (et le public cotonois est pourtant réputé réservé). Quant à moi, je n’ai plus qu’une idée en tête : me procurer son premier album ! Que je vous conseille d’écouter d’urgence, donc, si ce n’est déjà fait.
(PS: La photo n’est pas de moi of course, je l’ai trouvée sur son FlickR officiel)
Au quatrième jour de notre voyage, pour faire une petite pause au milieu du trajet Ouaga-Bobo Dioulasso en joignant l’utile à l’agréable, brève halte au campement “Le Caïlcédrat”, sis peu après Boromo, au bout du bout d’une piste imprécise et perdue, ponctuée par les flaques d’une récente pluie (d’où ce ciel et cette lumière peu propices aux photos).





“Lové dans un gracieux méandre de la rivière Meen, c’est un endroit charmant. (…) Resto sous une jolie paillote dominant la rivière (…) Une halte (…) inoubliable, car on est à peu près sûr de voir les éléphants.” (Le guide du routard)

Malgré la présence sur place d’un Omar au demeurant placide et obligeant , nous apprendrons plus tard que ce lieu quasi neuf (?) n’a en fait jamais vraiment ouvert…



Ambiance très “un balcon en… brousse” (Julien Gracq forever), dans l’attente suspendue des fameux pachydermes. Pour les voir, pas la peine de s’agiter.
“Bon. C’est une question de sens !” nous dit Omar, en se rencognant dans son hamac le temps que nous terminions notre pique-nique de baroudeurs et notre “Brakina” (bière nationale).

De perplexe (pourquoi diantre peut-on observer les éléphants dans un sens et pas dans l’autre ?), je suis devenue intérieurement hilare lorsque j’ai enfin compris, une fois repartie seulement, sans avoir vu le commencement d’un bout d’oreille, que le zézaiement d’Omar m’avait trompée énormément: voir les éléphants, en fait, “c’est une question de chance” ! Et défense (hinhin) de mettre ça sur le compte de ma blondeur! ;)
Eyi zaandè…
*Titre en référence à un film sénégalais que j’aimerais voir depuis longtemps et n’ai pas encore eu l’occasion de trouver : Un transport en commun, de Dyana Gaye
Si vous l’avez vu dites-moi ce que vous en avez pensé.
Et tant qu’on est sur la route, voici une nouvelle petite série pittoresque… En vérité je vous le dis, au Burkina comme au Bénin (et comme, je suppose, partout ailleurs en Afrique), “rien ne se perd, tout se transporte”, en voiture, en moto, en camion, de toutes les manières possibles et imaginables (et même comme vous ne l’imagineriez pas !) donnant lieu à des visions parfois cocasses. Impossible d’être blasé, même des gens installés de longue date en Afrique peuvent continuer d’être surpris, amusés, ou perplexes.
Comme d’hab, cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.












Eyi zaandè !
C’est parti pour onze jours en compagnie de mes fidèles Céline et Jessy.
Comme j’ai vraiment pris trop de photos, je vais essayer de m’obliger à des sélections les plus draconiennes possibles, et je ferai des thématiques. Pour commencer, quelques paysages de la route parcourue les premiers jours (cliquez sur les images pour les voir en plus grand).
Notre premier grand objectif à atteindre : Ouagadougou, à environ 1 000 km de distance, couverts en un peu plus de deux jours en prenant notre temps, et surtout en ne roulant pas la nuit.
A Dassa (Bénin), le passage à la pompe prend une allure insolite en raison des travaux en cours (pour cette photo, prise de vue Jessy, j’étais bloquée dans la voiture):

Une petite rénovation n’est pas du luxe, il faut l’avouer à la vue de cette vieille pompe:

On roule, on roule, on avance (“on évolue” au Bénin, “on progresse” au Burkina ^^ )…

Passée la frontière, nous traversons des étendues arides qui contrastent avec la verdure béninoise.






Il fait très chaud, sec et très soif. La nuit d’escale à Fada N’Gourma restera gravée dans nos souvenirs comme une vraie rôtissoire malgré le (maigre) brassage d’air (chaud) du (petit) ventilo fixé au plafond de la chambre d’un hébergement rudimentaire, quoique sympathique.
Arrivés à destination, la clim de l’hôtel fonctionne, mais une coupure de courant momentanée nous en prive quelques heures; en attendant, une coupe “miss Ouaga” sera un réconfort de bon aloi. (Chocolat, coco, noisette, et en remplacement du parfum “crunch “épuisé, vanille-pécan… eh quoi, c’est ça les vacances, ou bien ?)
Et voilà ! Et le Burkina en mode road trip, c’était le pied! (Mouhahaharf kêlédraule!)

Plus sérieusement, c’était:
des milliers de km (plus de 3 000 avalés en 11 jours), pour aller en voiture depuis Cotonou jusqu’à Banfora et même un peu plus loin en passant par Ouagadougou, et revenir sans une seule panne,
des paysages variés et magnifiques d’est en ouest et d’ouest en est,
de belles balades, des journées et quelques nuits chaudes (pas torrides, hein, entendons-nous bien : étouffantes !) et des litres d’eau engloutis,
des orgies de mangues de toutes espèces,

des découvertes et des rencontres avec des “hommes intègres” (et d’autres un tout petit peu moins, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette) et des associations méritoires et porteuses de nobles et optimistes perspectives d’avenir (je vous en reparlerai plus tard),
et surtout,
environ 1 200(hum) plus de 2 000 photos en cours de tri (pas très rapide sur mon vieil ordi fatigué)…
Promis, je ne vous les infligerai pas toutes et essaierai de choisir mes préférées pour vous montrer tous ces petits bonheurs: la vieille mosquée de Bobo-Dioulasso, les dômes de Fabédougou et les cascades de Karfiguéla, le village troglodyte de Niansogoni, les pics de Sindou au sommet desquels on resterait bien assis pour l’éternité, le lever du soleil et les hippos au lac de Tengréla, le pique nique chez les papillons, la course avec l’orage en revenant sur Ouaga…
Préparez-vous donc à une burkinafasite aigüe dans les billets à venir. ;)
Eyi zaandè !
Samedi je serai en vacances; dimanche, après avoir voté, je partirai pour le Burkina via le Togo. Mais… si j’étais restée à Amiens, samedi ET dimanche, je serais allée à Chaulnes, qui ce week end, devient le centre du monde pixpopulien !
Le premier festival photo Pix Populi propose des expos, des conférences, des ateliers photo, et dans l’esprit (que j’aime) du forum (que j’aime) du même nom (que j’aime), un temps fort d’échanges et de convivialité et des pixpotes (mais pas que) en chair et en os ! C’est vous dire si je regrette de ne pas pouvoir en être…
Si vous ne savez pas quoi faire, votre programme est tout trouvé, ce chouette événement est ouvert à tous, inscrits ou non. Vous admirerez de magnifiques images de photographes de grande qualité qu’ils soient amateurs ou pros (mais tous présents sur place), et en plus vous penserez à moi. Tout ça gratuitement. Merci qui ? Merci Pix populi. Tout le programme au bout de ce lien (site officiel du festival).
Et même si vous n’y allez pas, faites comme moi, pensez à en parler largement autour de vous !