Pendant les vacances nous avons beaucoup lu (enfin comme d’hab, quoi), et aussi beaucoup regardé « La Cabane à Histoires », programme que j’adore autant que les enfants ! Je trouve le concept de cette série « hybride » (mélange de prise de vues réelles et d’images d’animation) tout simplement génialissime : des enfants (4 dans la première saison, rejoints par 5 nouveaux dans la deuxième) se réunissent dans une vraie cabane super cosy (coussins, déco, déguisements, de quoi occuper ses dix doigts aussi : dessin, etc…) perchée dans un arbre, remplie d’albums de jeunesse qu’ils se lisent les uns aux autres, en les choisissant pour leur lien avec la scènette qu’ils sont en train de vivre.
Mais attention ! A peine l’histoire commencée, les enfants voient les dessins prendre vie au fil de la narration… Magique. Parmi la petite bande, chacun a sa personnalité, il y en a même un qui, s’il aime bien, mine de rien, écouter les histoires, affirme ne pas aimer lire et s’identifie parfaitement au héros de papier Albert, le « détestateur de livres » (qui a pourtant, mais ceci explique peut-être cela, des parents qui lisent tout.le.temps !^^), et qui pourtant à la fin, se métamorphose en « adorateur de livres ».

Voici la bande-annonce de la saison 1 (j’aurais bien aimé trouver le générique que Sol et Lou connaissent par cœur)

C’est en allant voir le film au cinéma l’été dernier que j’avais découvert qu’il s’agissait d’une série, la première saison comportait 26 épisodes dont 5 ou 6 (je ne sais plus bien, on avait manqué le début de la séance!) étaient repris dans le format ciné (50 mn). J’étais bien désolée d’avoir manqué la plus grande partie des épisodes télévisés, mais ils sont rediffusés, et depuis le mois d’avril, la saison 2 est en cours ! Je note que dans le contingent des nouvelles frimousses recrutées, on a daigné faire place à un (tout petit) peu plus de « diversité culturelle » comme on dit… bel effort.

J’émets quelques réserves sur le jeu des jeunes comédiens  au demeurant très charmants, mais qui mériteraient sans doute d’être mieux dirigés pour gagner en naturel, mais là n’est pas mon propos.

Les albums sélectionnés sont très variés, aussi bien du point de vue des maisons d’éditions que des thématiques abordées (amitié, famille, différence, tolérance, aventure, puissance de l’imagination, ou même le pouvoir insoupçonné de  l’ennui, et j’en passe) ou dans leur univers graphiques. Il y a principalement des titres récents, mais qui n’excluent pas la remise au goût du jour de classiques comme Poucette d’Andersen, dont je suis tombée raide fan des illustrations de Charlotte Gastaut. En voici quelques pages prises sur son site :




En tous cas, comme il n’y a pas de hasard, quelques jours après avoir vu ces merveilleuses images à la télé, je suis tombée sur ledit livre chez des collègues qui revendaient une partie de leurs affaires en vue de leur prochain départ du Bénin. Du coup, le voilà sur nos étagères !

Je ne suis pas toujours séduite par le style des dessins, d’ailleurs (affaire de goût), mais je le suis toujours par la qualité et l’intérêt des histoires, pas trop longues (un épisode dure entre 5 et 15 minutes, « sketch » des comédiens compris) et qui tirent parti avec beaucoup d’astuce, de sensibilité, d’élégance et d’inventivité des ressources de l’animation en respectant à chaque fois l’univers propre de chaque livre. Et surtout, surtout, j’adore le fait que mes petits spectateurs (qui adorent « lire » seuls, ou avec moi) voient des enfants d’âges différents faire spontanément et avec plaisir la lecture à d’autres enfants, dans un univers rien qu’à eux, loin des adultes et propice à la rêverie. La mise en scène de ce partage entre pairs,  qui place l’expérience entre le dessin animé et le livre audio, et renouvelle les modalités de la lecture à voix haute, est à mon avis un excellent levier pour donner l’envie (ou la maintenir) aux enfants plus ou moins attirés par les livres, d’en fréquenter. Si j’avais eu une telle cabane à cet âge, je crois qu’on ne m’aurait plus jamais vue à la maison ! ^^
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Le concept de la Cabane à Histoires me plaît tellement que ça me donne même envie de réfléchir à comment adapter l’idée à destination des collégiens voire des lycéens, qui perdent au fil des années ce plaisir de la lecture et délaissent notre CDI pourtant riche de trésors.
Il y a certes l’hilarante version de la littérature classique revisitée par Les boloss des Belles-lettres, encore plus savoureuse racontée par Jean Rochefort :

mais j’aimerais aussi bien leur lire des textes sans ce côté second degré grinçant. Je ne désespère pas de trouver un jour une formule… mais comme je suis plutôt lente à la conception (il m’a fallu un an entre un stage sur « le jeu dans les apprentissages » et la finalisation d’un jeu de cartes pour mes lycéens, pour réviser figures de style et auteurs étudiés), on s’en reparle l’année prochaine.^^

C’est donc tout pour le moment, et c’était ma participation occasionnelle à « Chut, les enfants lisent ! »

Eyi zaandè !

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Lu sur le site http://www.un.org/fr/events/womensday/ 

« L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde ait à relever en matière de droits fondamentaux. » — Message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres
et aussi :
« Faisant écho au thème prioritaire de la 62e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, la Journée internationale des femmes attirera également l’attention sur les droits et l’activisme des femmes rurales qui, bien qu’elles représentent plus d’un quart de la population mondiale, sont laissées pour compte dans chaque aspect de développement.
La Journée internationale des femmes 2018 est l’occasion de transformer cette dynamique en action, de favoriser l’autonomisation des femmes dans tous les contextes – ruraux et urbains – et de célébrer les activistes qui travaillent sans relâche à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel. »

**

En cette journée internationale de la femme, j’étais donc conviée chez une collègue, Karine Bonnifait, fondatrice et présidente de l’association Ya tchegbo (association franco-béninoise fondée le 10 février 2016, dont le siège se trouve à Poitiers), qui nous a présenté son remarquable projet, à savoir la création d’un centre d’hébergement et de réadaptation sociale pour les femmes victimes de violences, sous la forme d’une ferme d’insertion éco-responsable, à 1h15 de Cotonou.

La soirée a commencé par un bref aperçu des violences faites au femmes au Bénin.
Un rapport commandité par le Ministère béninois en charge de la famille révèle qu’en 2010, au moins 70% des femmes ou filles (qui constituent 52% de la population) ont déclaré avoir subi au moins une fois au cours de leur vie des violences, qu’elles soient physiques (y compris sexuelles évidemment), psychologiques (brimades et intimidations au quotidien), économiques (entrave à l’exercice d’une activité générant un revenu), patrimoniales (spoliation des droits par exemple privation d’héritage…)… Ces violences sont infligées par le conjoint, la belle-famille, ou parfois la famille elle-même,  à tous les niveaux de la société, et malgré l’arsenal juridique dont s’est pourvu le Bénin depuis 2004, leur perpétuation est liée en grande partie à des facteurs socio-culturels (par exemple le poids des traditions et des préjugés au sein de la famille et dans l’éducation), ainsi qu’au manque d’instruction de la population féminine, qui pour une large part ne connaît même pas l’existence de ses droits juridiques.

Il existe aujourd’hui au Bénin, suite au projet « Empower II » à l’initiative du président Obama qui a couru de 2013 à 2017, 3 centres intégrés de prise en charge (CIPEG) des  victimes de violences fondées sur le genre, par des équipes pluridisciplinaires (médecins, infirmières, assistants sociaux…), mais aucune structure d’accueil post prise en charge, rendant quasiment impossible la réinsertion des femmes victimes, qui, en retrouvant leur communauté, seront systématiquement pointées du doigt voire harcelées (de quoi les décourager de dénoncer leur calvaire).

C’est ce manque que vise à combler Ya tchegbo, en se fixant deux missions principales, l’une psychosociale et l’autre éducative, afin de conduire les femmes vers l’autonomie :
– en les accueillant, avec leurs enfants, dans une structure dédiée pour leur permettre de se reconstruire, de restaurer leur estime d’elles-mêmes, en les accompagnant à réfléchir à leur projet de vie ultérieur en suscitant l’initiative entrepreneuriale, en (re)créant des liens avec leurs familles,
– et en les formant, non seulement par le développement de connaissances pratiques et théoriques liées à diverses techniques de cultures et d’élevages, mais également par l’alphabétisation, leur permettant de prétendre à leur sortie du centre à une activité source de revenu.

Ya tchegbo (« Les malheurs sont passés ») se propose aussi d’accueillir de la même façon des toxicomanes en postcure, afin de réduire les risques de rechute face à un phénomène en expansion au Bénin.

En deux ans (dont seulement un an d’existence reconnue au Bénin, depuis mars 2017), l’association a déjà bien avancé (lire un article béninois récent ici) : acquisition et remise en état d’un terrain de 3 hectares (défrichage, réaménagement d’une pisciculture, d’une bananeraie, création d’un forage et d’un château d’eau inauguré la semaine dernière, les plans et la maquette du centre existent déjà… il faut maintenant construire les bâtiments) et signature de nombreux partenariats, y compris à l’échelon ministériel.
Le centre ambitionne d’accueillir à moyen terme 32 femmes et leurs enfants (ce qui est une goutte d’eau face aux besoins mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et le projet essaimera peut-être), tout en promouvant une agriculture raisonnée et écologique (zéro pesticide et engrais chimique, maîtrise de la gestion des déchets, de la consommation et de la récupération de l’eau, autonomie énergétique grâce aux panneaux solaires, autosuffisance et vente à l’extérieur des produits de la ferme…). Le suivi des résidentes, qui bénéficieront d’une période d’accueil de 6 mois renouvelable une fois, pourra se prolonger encore 6 mois après leur sortie, par le déplacement à domicile de l’équipe, voire être assorti d’un micro-crédit pour financer leur projet.

Bref, j’ai été très impressionnée par le sérieux et la cohérence du projet, et l’implication de la cinquantaine de bénévoles que compte déjà l’association en France et au Bénin, où a été  créé un Conseil consultatif rassemblant des intervenants divers (médecin, avocat…) chargés d’apporter un éclairage local sur les problématiques abordées et favoriser, par leur connaissance de la culture et des usages béninois, l’acceptation du projet par les populations concernées.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’en parler ici : si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à parler de cet article autour de vous ou à le partager  sur vos réseaux sociaux, et à visiter la page Facebook de Ya Tchegbo, qui a besoin d’un large soutien et auprès de laquelle, en tant qu’association reconnue d’utilité publique en France, les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66%.

En attendant, la Journée de la femme reste un bon prétexte commercial pour certains : cette année, selon une commerçante burkinabé, « il n’y a jamais eu autant de modèles de pagnes de 8 mars »… il n’y a pas de petit profit.

Eyi zaandè !

Il faut toujours savoir dire non, surtout à ce genre de personnes… ^^



Hier soir nous nous sommes rendus à l’Institut Français du Bénin pour écouter Florent Couao-Zotti, auteur béninois multi-casquettes et Alexandra Huard, illustratrice française super talentueuse, présenter leur collaboration sur un magnifique album tout récemment sorti des presses des éditions Sarbacane : Le lance-pierres de Porto-Novo.

Ce qui m’a tout de suite plu, c’est l’enthousiasme d’Alexandra Huard, à l’origine du projet, pour le Bénin,  qui transparaît sans équivoque à travers ses illustrations captivantes avec un petit je ne sais quoi de vintage, aux couleurs chatoyantes, aux jeux d’ombres et de lumière subtils, aux détails précis et délicats (les motifs des pagnes sont d’une fidélité stupéfiante), pour croquer de façon à la fois réaliste et poétique un quotidien contemporain plus vrai que nature.
Il suffit d’un petit tour sur le blog de cette artiste passionnée pour voir une présentation vidéo avec laquelle je ne saurais rivaliser ou lire son billet parlant de la genèse de cet album.

Vous y verrez aussi quelques images qui rendront bien plus justice à son travail que les pauvres photos que j’ai essayé de prendre (n’en étant pas du tout satisfaite comme en témoigne ma première photo, j’ai d’ailleurs emprunté les deux autres images postées ci-dessus au fameux géant de la vente en ligne… mais cela reste un pâle reflet de la beauté originale des peintures, que nous avons la chance en ce moment d’admirer à l’IFB où elles sont exposées !) ainsi que de très belles photos en noir et blanc prises par Alexandra lors de ses séjours au Bénin.

L’histoire, quant à elle, n’est pas en reste : c’est un « conte » actuel (ou plutôt une petite tranche de vie bien réelle dans un Bénin d’aujourd’hui, mais porteuse d’une leçon) qui a le double mérite de mettre en scène dans un décor local et contemporain, de jeunes héros locaux et contemporains auxquels les enfants béninois (et plus largement africains) peuvent vraiment s’identifier, enjeu d’importance dans le domaine de la littérature de jeunesse,  mais exception dans une même littérature de jeunesse très majoritairement « blanche », et pour le moment encore parent pauvre d’une littérature africaine pourtant bien vivante. Mais pas seulement : car c’est là toute sa force, cette histoire sensible, tout en faisant directement référence à une réalité sociale et culturelle locale (la sorcière), illustre aussi une problématique  universelle (le rejet de l’autre et la médisance) qui parlera à tout un chacun.

Deux jeunes garçons, dont l’aîné apprend au plus jeune, en vacances chez son oncle, à manier le lance-pierre en visant des oiseaux, vont faire incidemment la rencontre d’une vieille femme que l’opinion publique, ignorant pourtant tout de son douloureux parcours, considère comme une « sorcière » et une « mangeuse d’enfants ». La réalité qu’ils vont découvrir est évidemment tout autre, et la prétendue ogresse va leur délivrer un bel enseignement, mais je n’en dis pas plus pour ne pas trop dévoiler le plaisir de la lecture.

Bien que l’illustratrice elle-même juge l’album plutôt adapté à des enfants de 7 à 14 ans, je peux témoigner, après avoir commencé la lecture à Solal et Louna dès notre retour, que ce livre somptueux est susceptible d’intéresser des lecteurs dès 3 ans et demi (et bien au-delà de 14 ans) ! ^^ Chacun trouvera ce dont il a besoin dans cette pépite éditoriale.

J’ai maintenant grande envie de découvrir l’univers personnel complet de chacun des deux auteurs.

C’était une sixième participation occasionnelle au chouette rendez-vous « Chut, les enfants lisent ! » du blog Devine qui vient bloguer ?

Eyi zaandè !

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Depuis 3 ans, j’éprouvais des difficultés pour lire : concentration, performance, temps…alors que je craignais de ne plus pouvoir retrouver ma capacité de lecture « d’avant », avoir tenu, cette année, la liste de tout ce que j’ai finalement lu m’a rassurée. :) Je me la remets donc ici pour mémoire.
Je ne suis pas arrivée au bout de certains titres, mais relativement peu. Je me congratule donc pour cette bonne surprise : me voici revenue en terre de lettres.

Bilan d’une année scolaire de lectures… de septembre à début juin. Vive le CDI ! En gras sont signalées mes lectures les plus marquantes.
En B.D.:
Ce n’est pas toi que j’attendais, de Fabien Toulmé, sur la venue au monde d’un enfant touché par une trisomie 21 non détectée pendant la grossesse ni à sa naissance, très touchant
Un océan d’amour, de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione, bd muette hilarante nous faisant voyager de la Bretagne à l’Amérique et retour
Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître et Christian De Metter, qui m’a donné envie de lire le roman (prix Goncourt 2013) dont elle était adaptée
Varto, de Gorune Aprikian et Stéphane Torossian, sur le génocide arménien fui par deux enfants
Catharsis, de Luz une tentative pour exorciser l’attentat de Charlie Hebdo
Mots rumeurs, mots cutter, de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini, dont je me suis demandée si je n’allais pas l’utiliser en heure de vie de classe avec mes 5e
Vingt mois avant, d’Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou, le 1er tome du prequel de la cultissime série De cape et de crocs
Zaï zaï zaï, de Fabcaro, d’un burlesque complètement délirant mais tellement bien vu sur les dérives d’une société de plus en plus suspicieuse et intolérante
La Dame de Damas et Le printemps des Arabes, de Jean-Pierre Filiu (spécialiste du Moyen-Orient) et Cyrille Pomès (pas fini le second titre par manque de temps de cerveau disponible)
Berlin La ville divisée, histoires contemporaines, de Susanne Buddenberg et Thomas Henseler, qui fait revivre le temps d’avant la chute du mur et des passages risqués de l’est à l’ouest
Les carnets de Cerise (tomes 1,2,3), d’Aurélie Neyret et Joris Chamblain, une bien sympathique bd à destination des collégiens
Pico Bogue (tomes 1 et 2), de Dominique Roques et Alexis Dormal, entre profondeur existentielle et dérision, qui m’a donné envie de lire les 7 tomes suivants ^^
Couleur de peau : miel, de Jung, une trilogie sur l’adoption en Belgique d’un enfant coréen hanté par le souvenir fantasmé de sa mère, dont j’aimerais bien aussi voir le documentaire/film d’animation
Reportages, de Joe Sacco, auteur de BD et journaliste, une manière intéressante de traiter l’actualité, mais pas fini par manque de motivation et d’énergie
Journal d’Anne Franck (L’Annexe : notes du journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944), de Nadji et Antoine Ozanam, une adaptation plutôt très fidèle
Give peace a chance (Londres 1963-75), de Marcelino Truong, pas fini mais je pense qu’il aurait fallu que je commence par lire, du même, Une si jolie petite guerre (Saïgon 1961-1963)
En silence, d’Audrey Spiry, avec un magnifique et très original graphisme (merci Coco pour le cadeau !)
Les esclaves oubliés de Tromelin, de Sylvain Savoia carnet de voyage rendant compte d’une expédition archéologique sur les traces d’un navire négrier naufragé qui abandonna sa « cargaison » sur un îlot perdu au beau milieu de l’océan indien
Pas de visa pour Aïda, de Nadège Guilloud-Bazin, dont j’ai aimé les couleurs et les dessins mais dont j’ai trouvé très confuse la narration de ce refus de visa à une professeure de français sénégalaise
– et d’autres, juste feuilletée vite fait en passant…

En littérature générale:
Le passeur, de Lois Lowry, un grand classique de la dystopie qui ne vieillit pas, parfait pour les 3e
Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom, de Gérard Noiriel, un livre touffu entre biographie romancée et fiction d’historien, sur le fameux clown noir bien connu du public parisien de la fin du XIXe siècle (j’aimerais d’ailleurs voir le film qui s’en est inspiré), dont je n’ai pu venir à bout
Autour de ton cou, nouvelles de Chimamanda Ngozi Adichie (Nigéria) aimé +++ et qui m’a donné envie de lire un jour son gros roman Americanah
Le Bonheur, comme l’eau, nouvelles de Chinelo Okparanta (Nigéria)
Une saison blanche et sèche, d’André Brink (Afrique du sud), qui fait froid dans le dos (abandonné par manque de temps mais dont j’aimerais voir l’adaptation au cinéma)
Le pire concert de l’histoire du rock, de Manu Causse, un roman pour ado très sympa et vite lu
Le tour du monde en 72 jours, de Nellie Bly (plus forte que Philéas Fogg !) qui m’a fait découvrir à ma grande surprise que la réalité dépassa la fiction en 1889
Des souris et des hommes, de John Steinbeck, une relecture rapide et fort appréciée
Biogée (quelques extraits en diagonale), de Michel Serres, pour les oraux blancs du bac, inclassable mais intéressant, encore à notre programme de 1ère l’an prochain
Récits des marais rwandais, une trilogie de récits recueillis par Jean Hatzfeld sur le génocide de 1994 : Dans le nu de la vie, témoignages, en 2000, de rescapés tutsis qui m’ont marquée au-delà du dicible en m’obligeant à prendre acte que n’importe lequel d’entre les hommes peut, avec une bonne propagande, devenir du jour au lendemain un tueur de sang-froid, sans scrupules ni doutes pourvu qu’on l’assure de l’impunité; Une saison de machettes, récits en 2003 du génocide appréhendé du point de vue des tueurs hutus, désolant; La stratégie des antilopes, sur une tentative politique (impossible) de réconciliation des victimes et des bourreaux lorsque ceux-ci commencèrent à sortir de prison, en 2007
Arthur Rimbaud, le voleur de feu, de Sarah Cohen Scali, qui m’a permis de changer (en mieux, même si je n’ai pas tout aimé) mes préjugés sur ce roman qui est une première approche de l’univers et de la biographie du jeune poète prodige de la fin du XIXe siècle
La mort du roi Tsongor, de Laurent Gaudé, relecture partielle et frustrante car inachevée par manque de temps
L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono, adapté en 2002 en un très beau court métrage d’animation canadien
Au revoir là-haut, 600 pages, donc, sur l’après-guerre de 1914-18 et l’arnaque la plus folle de deux poilus laissés pour compte, de loin préféré à son adaptation en bd
Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon, super
Indignez-vous de Stéphane Hessel, enfin lu après des années à traîner dans ma pile de lectures
Le vieux qui lisait des romans d’amour, de Luis Sepulveda, lui aussi sur ma pile à lire depuis looongtemps.
Si c’est un homme, de Primo Levi, sur lequel tout a déjà été dit et écrit, lecture malheureusement interrompue à cause des contraintes de fin d’année, mais qui m’a redonné envie d’aller chercher dans les bacs du CDI la BD de Pietro ScarneraUne étoile tranquille, portrait sentimental de Primo Levi que j’avais feuilletée rapidement

Et bien sûr je ne parle pas de la littérature de jeunesse version 3 ans, qui est mon quotidien. ^^ Malgré tout, gros regret de n’avoir pu suivre jusqu’au bout, par manque de temps à y consacrer, le passionnant MOOC « Il était une fois la littérature jeunesse », auquel je m’étais inscrite en février sur la plateforme Fun Mooc.

Regret aussi de ne pas (encore) avoir trouvé le bon moment pour m’atteler à la lecture de deux gros romans: Le Chardonneret de Donna Tartt, et Les corrections de Jonathan Frantzen, dont je ne doute pourtant pas un instant de l’intérêt (Hélène si tu passes par là, sache qu’ils ont pourtant toujours été tout près de moi… et qu’ils vont probablement me suivre dans l’avion). Pincement au cœur aussi, déjà, en sachant que les lectures de vacances, qui m’apparaissent toujours comme une oasis riche de promesses en tous genres, seront en (grande) partie à consacrer aux programmes, notamment celui de Première que je vais redécouvrir après 5 ans de pause et qu’il me faudra maîtriser sur le bout des doigts avant la rentrée…

Voici voilà ! Et vous, qu’avez-vous à me recommander ?
Eyi zaandè !

Mesdames et messieurs, tenez-le vous pour dit ! ;)
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Tout est possible à Cotonou :

En vente
Tradi-naturel puissant
45000F (env. 68 euros NDLR)
*Lot de médicament pour tomber grossesse forcé et faire des enfants
(même si les sorcier bloq ou docteurs dit impossible)
*Avoir spermatozoïdes 10000F (env. 15 euros NDLR)
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Si vous êtes intéressés, n’oubliez pas le préfixe (+229) ;)

Eyi zaandè !

Deux petits vélos sur le toit, une glacière et une valise dans le coffre
Une heure de route tranquille à l’heure de la sieste, suivie de six kilomètres de piste, cailloux, ornières et cahots
Le Royal Paradise Hotel tout près d’Allada
Une oasis étonnante perdue en pleine campagne, un havre de fraîcheur et de paix
Une piscine accueillante, des sauts, des éclaboussures, des rires, une petite frousse à cause d’un requin imaginaire ^^
Un peu de lecture entre deux ploufs
Du soleil, de la brise, des nuages, des averses, des éclaircies, de la chaleur
De bons petits plats, des frites délicieuses, un hébergement confortable
Des enfants heureux, fourbus d’une saine fatigue
Un caméléon, un beau papillon, un drôle d’insecte non identifié
Une partie de baby foot en famille
48 heures de détente un peu trop courtes mais bienvenues
Qu’est-ce que c’était bien !

Eyi zaandè !

  1. Petite analyse grammaticale : repérez le complément circonstanciel de manière et expliquez ce qui fâche.
  2. Relevez, dans le paratexte, la source explicite de cette annonce et commentez.
  3. Non, rien. A moins que « leur place » et « leur influence » ne désignent celles des hommes ?…

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Bon, en tous cas cette Conférence Internationale des Femmes d’Influence ne me donne pas envie…

Eyi zaandè !

Retrouver les sourires de toute la famille et une maison accueillante
Passer de bons moments tous ensemble
Envoyer une lettre au père Noël par voie aérienne
Etre épatés par une petite fille qui arrête du jour au lendemain de porter des couches la nuit avec succès immédiat
Décorer un vrai sapin
(Re)Faire connaissance avec le froid, le gel, le givre qui rend tout mag(n)i(fi)que !
Déguster et boire tout un tas de bonnes choses aussi délicieuses que variées (incluant fromages, chocolats fins…)
Boire un vin chaud et deux tisanes en parlant de petits et grands enfants
Parcourir le marché de Noël et déguster croustillons et chichis tout chauds
Contempler la joie des enfants ouvrant leurs cadeaux
Visiter la caserne des pompiers
Flâner dans des librairies et hériter d’une tonne de livres

Bye bye 2016
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Noël, Noël, la fête des enfants : « Mon beauuuuuu sapiiiiiiiiiiin, roi dé-corééééééééééééé, que j’aimeuh ta ra-tuuuuuuuuureuuu ! » (Louna)
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A bientôt Amille ! :)