Un samedi après-midi entre filles pour apprendre à coudre à l’initiative de Camille, le coup de ciseaux et le coaching de Sophie, un peu d’application et tadaaam ! Deux petits shorts en pagne (le modèle fille est un genre de bloomer, mais Lounette n’a pas daigné se laisser  embêter pour lui donner meilleure allure). La taille est un rien trop basse derrière, mais pour le reste c’est bon, la fourche de l’entrejambe est bien assemblée, j’ai même piqué droit (merci Maman de m’avoir montré ça quand j’étais jeunette) !

Je suis aujourd’hui la plus fière des mamans (mais pas seulement pour les shorts ;) )! Et motivée pour remettre ça bientôt !

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Eyi zaandè !

Revoilà un petit billet sur nos lectures à l’occasion du rendez-vous « Chut, les enfants lisent »

Ça fait un bon moment que « Le lion est mort ce soir » est un tube de Sol et Lou à la maison, il est d’ailleurs en passe d’être supplanté par les chansons du film d’animation (celui de 1967) du Livre de la jungle, alors j’ai décidé d’en profiter pour faire dernièrement deux petits ajouts thématiques à notre bibliothèque  et rétablir la vérité : le roi de la jungle n’est pas le lion !

On avait déjà C’est à moi, ça ! de Michel Van Zeveren, qui commence par la fameuse phrase « Dans la jungle, terrible jungle… » et met en scène une petite histoire à tiroirs et à chute très drôle avec une grenouille, un serpent, un aigle et un varan très avides, un éléphant fort urbain et un œuf de crocodile qui éclôt à point nommé.
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Nous avons complété avec un petit album « pop up » La jungle de Fiona Watt, Alessandra Psacharopulo, Suzie Harrison, tout mignon, avec de jolies couleurs, des petits reliefs sur le fond des pages, des animations attrayantes et plein de détails à observer dans les illustrations, qui a instantanément plu aux enfants dès la première lecture.
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Le cri de chaque animal a aussi beaucoup de succès. ^^
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Dans un tout autre registre, un album très grand format (28 x 37cm !) fabuleux, un vrai livre d’artiste : Ma Jungle, d’Antoine Guillopé, avec des dessins découpés au laser toutes les deux pages et une alternance de pages à fond noir ou blanc ponctuées de touches de couleurs vives de sorte qu’une même illustration s’admire recto et verso.
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Ce concept nous fait littéralement suivre d’un point de vue subjectif la déambulation du félin qui se dévoile à la fin, jouant même sur les angles de vue (une page en contre-plongée sous les palmiers, que je n’ai pas photographiée, est magnifique).
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J’avoue qu’avec ce livre le but était un peu de me faire autant plaisir qu’aux enfants, et mon objectif est pleinement atteint puisque je ne me lasse pas de le feuilleter, et que Solal particulièrement me réclame de plus en plus « la grande jungle ».

Je souhaitais enfin nous offrir le documentaire La jungle dans l’excellente collection « Mes premières découvertes » de Gallimard Jeunesse, mais il n’est plus disponible chez mon fournisseur en ligne préféré, de sorte que je n’ai pas pu me le faire rapporter en même temps que les deux autres. Ce sera pour cet été…

Voilà. Il en faut vraiment peu (mais on n’aura jamais trop de livres) pour être heureux, youpi !  :)

Eyi zaandè !

Ce soir était inaugurée la première exposition en solo du plasticien et sculpteur béninois Marius Dansou, qui présente le fruit d’un long travail sur les nattes africaines entrepris depuis 3 ans.

Ces têtes sont toutes pareilles, mais la coiffe change. Au Bénin on dit que la société se raconte sur les têtes, dans la coiffure de l’être. L’oralité transmet les paraboles, les règles de vie, et la coiffure reflète la place sociale du personnage. Marius propose ses têtes : celle à la ligne épurée, à la courbe neutre et l’occiput universel ; pour ensuite développer la fibre capillaire. 

Tressé, torsadé, travaillé avec une infinie variété de formes, le fer rivalise de légèreté et d’élégance avec ces têtes aux cous graciles pour élancer vers le ciel de majestueuses coiffures.

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Une exposition qui vaut vraiment le détour, à voir du 10 mai au 10 juin.
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Eyi zaandè !

Aujourd’hui, je publie un petit texte produit l’an dernier lors d’un stage pro sur les ateliers d’écriture créative en milieu scolaire. Le contenu n’a donc aucun lien direct avec l’humeur du moment, je suis juste assez satisfaite du résultat, d’autant que ce texte a été écrit « sous contraintes » (notamment à partir du « Poème à crier dans les ruines » d’Aragon) .  Du coup, au lieu de le laisser dormir au fond d’un cahier, j’ai décidé de le partager. Je serai ravie d’en recevoir des critiques pourvu qu’elles restent constructives.

Sois rage ô ma colère et coule des jours haineux
Les raisins du tonnerre vendangent ta vengeance
Sois rage ô ma fureur
Sois rouge ô ma colère et hurle tes raisons
Crie mens châtie
Mens châtie
Divinement
Les hurlement des foules
Désespérées déraisonnables découragées
Sois noire ô ma fureur et roule ton tonneau
Vide ton outre et remplis ton être
Remplis ton seau
Des raisons des raisons
Déraison déraison
Les zébrures électriques de ton hoquet collent à l’air
De ce requiem échevelé et lyrique
Sois verte ô ma rancune
Sois grise sois crise
Sois blanche comme l’écume
Sois puissance sois douceur
Sois lourde sois sourde
Ma rage châtie crie mens hurle mens crie
Châtie
Mens
Sois sage ô ma colère et coule des jours heureux

Voilà voilà… Eyi zaandè !

Je reviens d’un concert comme je n’en avais plus entendu depuis… au moins… hum, longtemps : Les Ogres de Barback étaient sur scène à l’Institut Français ce vendredi pour y jouer leur spectacle d’anniversaire de leurs 20 ans (+2 !) monté en compagnie de l’excellentissime fanfare béninoise Eyo’nle ! (« Réjouissons-nous » en yoruba)

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« A force de se croiser sur différents festivals, les Ogres de Barback et la fanfare Eyo’nlé ont commencé à échanger, à rêver ensemble. Après leur venue au Bénin, les Ogres ont proposé à Eyo’nlé de les accompagner pendant la tournée de leur 20 ans. C’est suite à l’expérience magique de la scène ensemble que l’idée d’une collaboration approfondie a émergé : créer un répertoire commun, nourri des rythmes propres à chacune des formations !  » (source : IFB )

Si les premiers ne sont pas une découverte pour moi (je me souviens avec émotion les avoir vus en concert au Cirque en dur d’Amiens à leurs tout débuts, alors que j’étais moi-même une jeune étudiante – mon  Dieu mais est-ce possible ?comme le temps passe vite !), les seconds (comprenant aussi  une fratrie) sont en revanche une vraie révélation en ce qui me concerne ! Quelle pêche, quel son chatoyant, quelle précision, quelle générosité dans le jeu ! Tout cela allié à l’énergie enflammée que les 4 frères et soeurs n’ont pas laissée s’éteindre au fil des années, à des reprises de leurs plus anciens succès réorchestrés (comme « La femme du guerrier » dont le texte me donne toujours des frissons) et de quelques chansons arrangées à la « sauce Ogres » de sources d’inspiration de référence dans la chanson française (Brassens, Pierre Perret ou Renaud) (parmi leurs autres influences aussi diverses que variées), mais surtout à une vraie rencontre de deux répertoires musicaux qui se mêlent intimement pour donner tout son sens au terme de « métissage » culturel si souvent galvaudé.

Jouer à Cotonou, même dans une telle configuration, n’est pas si simple, le public n’est pas forcément acquis d’avance, même parmi les yovos, et pourtant, à la fin du concert, toute réserve naturelle surmontée (à commencer par la mienne), tout le public finit debout, galvanisé et réjoui ! Paris gagnant donc ! Et dire que j’avais failli renoncer à y aller, quelle erreur et quels regrets c’eût été ! Et tout ça pour la modique somme de …? 6 euros (parce que je ne suis pas adhérente cette année, honte à moi !). La vie est belle.

Je vous invite vraiment de tout cœur à aller écouter les quelques morceaux du double album des 20 ans (CD1) en libre accès sur le site officiel des Ogres, de même que les titres disponibles à l’écoute sur le site d’Eyo’nle Brass Band (par exemple leur version du « Poinçonneur des Lilas » !), et vous saurez quoi m’offrir  pour mon anniversaire (ceci est un message non subliminal) ! ;)

Eyi zaandè !

 

Bonne année tous !

Pour Déborah tout spécialement, voici un aperçu de Je t’aime tous les jours de Malika Doray, offert à Sol et Lou à Noël en prévision de mon absence du mois de février.

On a déjà Un câlin du même auteur, et le trait  sobre et stylisé du petit lapin qu’on retrouve comme personnage principal semble assez parlant pour les petits qui avaient de suite aimé ce livre. Dans Je t’aime tous les jours, on retrouve ce minimalisme toujours empreint de sensibilité mais sans pathos.
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Le texte est court mais rythmé (et joliment rimé), plein de tendresse et d’émotion, et la métaphore visuelle des petits cailloux blancs ramassés ensemble pour matérialiser le décompte des jours d’absence, très bien exploitée, permet à mon avis de vraiment aider un très jeune enfant à se représenter le temps qui reste avant de retrouver sa maman et de patienter.
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De plus, la réalité émotionnelle de l’enfant me semble vraiment bien prise en compte (chagrin, angoisse de ne jamais revoir la maman) et traitée avec simplicité : des sentiments naturels, et passagers grâce au réconfort du papa. Et la fin est toute joyeuse bien sûr et toute aussi naturelle, avec le retour de la maman.
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Un album qui va à l’essentiel pour aider à vivre avec sérénité la séparation temporaire.
Je compte bien ramasser ces 4 petits cailloux blancs lors de nos prochaines promenades, d’autant qu’on en trouve facilement sur notre parcours. :)

Ceci était une nouvelle participation à Chut, les enfants lisent de Devine qui vient bloguer.

Eyi zaandè !

J’avais pris la résolution en début d’année de redevenir un peu plus loquace sur ce blog, hélas n’ayant guère retrouvé le temps ni l’occasion pour le moment de me lancer dans des petites excursions photographiques, j’ai décidé néanmoins de participer ce mercredi à un rendez-vous virtuel que j’aime bien : « Chut, les enfants lisent ! » de chez Devine qui vient bloguer.

Je vous présente une histoire qui a tout de suite rencontré un succès fou chez nous : Très, très fort !, de Trish Cooke illustrée par Helen Oxenbury.
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« Il ne font rien de spécial, Maman et Petit Homme, non, rien de spécial… Quand tout à coup : DING DONG ! On sonne… »

Qui voilà ? Voilà tante Béa, voici l’oncle Tony, et aussi Mamy et Grand Ma, cousin Dan et gros cousin Pat… tous plus pittoresques les uns que les autres, et qui tous, vont montrer à leur manière à Petit Homme qu’ils l’aiment très, très fort !
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Mais ce n’est pas seulement en l’honneur de Petit Homme que toute la famille s’est réunie, on attend un dernier invité, et non des moindres…
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pour finir en apothéose et pouvoir aller se coucher le cœur gonflé de bonheur.

Plus un jour ne passe à la maison sans qu’on ne lise (au moins une ou deux fois) Très, très fort ! On le connaît tous par cœur, « je veux le manger TOUT CRU TOUT CRU TOUT CRU » est presque devenu une réplique culte (d’autant qu’on la retrouve presque à l’identique dans une autre de nos lectures), ainsi que : « Maman apporte à table les bonnes choses qu’elle a préparées » ! Les illustrations (de la même illustratrice que Deux petites mains et deux petits pieds)  sont pleines de vie et de tendresse , et le texte, à la structure répétitive, sonne apparemment si juste que les enfants se sont vite identifiés, décrétant même que Petit Homme était… Louna. ^^

Un chouette petit album qui montre bien qu’être ensemble pour profiter de chaque instant, c’est l’essentiel.

Eyi zaandè !

Bientôt bientôt… ! Demain, tout à l’heure, dimanche, hier ? Pas facile de se repérer dans le temps quand on a moins de 2 ans…
Alors alors, un petit calendrier de l’Avent affiché sur le mur de la chambre, pour chaque soir coller une gommette et voir que dodo après dodo, on se rapproche du voyage en avion qui nous emmènera voir Papylou et Mamély et faire une grande fête !

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« A bientôt – tôt – tôt »  la familia ! (c’est le gimmick du moment : on triple la finale ^^)

 

Cette année le mois de septembre est très frais, alors qu’on devrait déjà avoir bien chaud… Du coup, je suis plus encline à la dégustation de petites douceurs roboratives telles ces beignets de bananes typiquement béninois, faciles à faire (surtout quand c’est moi qui les fais pas, ou quand c’est pas moi qui les fais… enfin bref) et vite mangés. Jugez plutôt :
Quelques petites bananes « dessert » (variété mini, environ 12 cm de long) très mûres, réduites en purée bien lisse, mélangées avec environ 1/3 (?) de leur poids en farine (de blé), et déposées en petits tas dans un fond d’huile bouillante pour frire jusqu’à être bien dorées.
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Comment ça, « c’est pas très précis » ? Bon, Isabelle a le coup de main et le coup d’œil pour juger de la quantité (ni trop ni trop peu) de farine à ajouter à la purée de bananes, de manière à ce que les beignets ne s’affaissent ni ne collent dans la poêle, et nous nous régalons tous !… D’ailleurs il n’a pas fallu deux fois à Louna et Solal pour ajouter à leur vocabulaire le mot de « talé-talé », et notre petit gourmand a même eu un gros chagrin quand sa première dégustation a pris fin. ^^

Bien sûr, les puristes l’apprécient avec du piment, certains ajoutent du sel et de l’oignon à la recette, mais nous pour le goûter c’est tout simplement et naturellement sucré comme ça qu’on le préfère.

Eyi zaandè !

C’est le titre d’une exposition qui s’est tenue à l’IFB du 14 avril au 29 mai, je suis donc en retard pour en parler…
« Et si au XXIIe siècle nos habits étaient composés seulement d’objets recyclés ? Bouts de plastique, gobelets et sachets tressés, canettes et sacs de lessive… »

Il y a donc deux mois (déjà !) que  j’ai assisté, lors du vernissage, à un drôle de défilé de robes (de plage, de bal, de cocktail) toutes spectaculaires voire parfois sculpturales, en matériaux recyclés en tous genres (gobelets, sachets plastiques divers, sacs de riz, canettes de métal découpées…) signées Prince Toffa, couturier plasticien béninois, et portées par des mannequins… masculins. Evénement inaugurant une exposition de magnifiques photos en N&B de Sophie Négrier, photographe, desdites robes portées en extérieur par leur créateur, robes dont certains modèles étaient exposés aussi, telles des installations. C’était bien beau à voir, un travail commun plein de créativité, et l’occasion de réfléchir, qui à notre rapport aux déchets que nous produisons et à leur recyclage (et il y a du boulot dans cette partie du monde, où malgré la récup’ on est bien loin d’enrayer le fléau de la pollution par les emballages), qui au rapport entre art et société de consommation, entre création et pragmatisme, qui au genre des vêtements dans la culture occidentale, en se rappelant que par le passé et même encore à présent, dans diverses cultures, les hommes portèrent ou portent des « robes » sans déchoir de leur virilité (ce qui était bel et bien le cas des modèles défilant ce soir-là)…

Impossible de ne pas voir de malicieuse provocation derrière le titre de l’exposition, car au plan du confort et de l’aspect pratique, je ne vois pas comment de telles créations seraient portables, mais la question a le mérite d’être posée… et elle le reste pour l’instant même si l’expo est finie.

C1 - Et si le XXII eme siecle©sophie negrier_ C2 - Et si le XXII eme siecle - Prince Toffa©sophie negrier_

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