Dans la rubrique « Les mystères de l’Ouest » (africain), je partage avec vous aujourd’hui une petite découverte sémantique faite il y  a déjà plus d’une semaine. A Cotonou, l’absence de nom des voies est, comment dire, un peu déroutant pour la petite néophyte que je suis. Il y a quelques grands axes baptisés, comme l’avenue Jean-Paul II, la Marina, le boulevard Steinmetz… et puis il y a les « vons ».

Un von ? Une von ? J’hésitais sur le genre, entendant indifféremment les deux versions dans la bouche des gens qui employaient ce petit vocable énigmatique pour désigner les rues anonymes adjacentes aux susdits grands axes. Jusqu’à ce qu’au détour d’une conversation avec un collègue béninois fort éclairant, je découvre enfin pourquoi il est préférable de dire UNE VONS (sisi, avec un S au singulier) : car il s’agit d’une Voie Orientée Nord-Sud.

Mais bon, j’ai eu l’impression qu’on peut appeller ainsi par extension toute voie secondaire, indépendamment de son orientation.

En voici une pittoresque de notre beau quartier, prise ce soir vers 18h (ce matin il a plu comme drache qui bisse,  les orages picards sont ridicules à côté) :

Attention les flaques peuvent être profondes (et encore, là ça a eu le temps de sécher) ! J’essaierai de vous montrer le même endroit par temps sec pour une meilleure visibilité.

[Eyzandè!]

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