Au quatrième jour de notre voyage, pour faire une petite pause au milieu du trajet Ouaga-Bobo Dioulasso en joignant l’utile à l’agréable, brève halte au campement « Le Caïlcédrat », sis peu après Boromo, au bout du bout d’une piste imprécise et perdue, ponctuée par les flaques d’une récente pluie (d’où ce ciel et cette lumière peu propices aux photos).





« Lové dans un gracieux méandre de la rivière Meen, c’est un endroit charmant. (…) Resto sous une jolie paillote dominant la rivière (…) Une halte (…) inoubliable, car on est à peu près sûr de voir les éléphants. » (Le guide du routard)

Malgré la présence sur place d’un Omar au demeurant placide et obligeant , nous apprendrons plus tard que ce lieu quasi neuf (?) n’a en fait jamais vraiment ouvert…



Ambiance très « un balcon en… brousse » (Julien Gracq forever),  dans l’attente suspendue des fameux pachydermes. Pour les voir, pas la peine de s’agiter.
« Bon. C’est une question de sens ! » nous dit Omar, en se rencognant dans son hamac le temps que nous terminions notre pique-nique de baroudeurs et notre « Brakina » (bière nationale).

De perplexe (pourquoi diantre peut-on observer les éléphants dans un sens et pas dans l’autre ?), je suis devenue intérieurement hilare lorsque j’ai enfin compris, une fois repartie seulement, sans avoir vu le commencement d’un bout d’oreille, que le zézaiement d’Omar m’avait trompée énormément: voir les éléphants, en fait, « c’est une question de chance » ! Et défense (hinhin) de mettre ça sur le compte de ma blondeur! ;)

Eyi zaandè…

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