Vu, mais aussi et surtout entendu la semaine dernière au théâtre de verdure de l’IFB, un monument de la musique béninoise, le Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo.

Après plus de 40 ans d’existence, ils sont un peu les Rolling Stones béninois, version funk/soul/afrobeat vaudou, toujours pleins d’énergie et d’élégance. Le décès récent de leur chef d’orchestre, à la mémoire duquel une courte minute de silence a été observée, et quelques recrues plus jeunes, n’ont pas entamé la classe et la popularité d’un groupe légendaire, il suffisait d’entendre le public béninois reprendre en choeur les succès historiques du groupe et de voir des spectateurs monter sur scène pour manifester leur enthousiasme et leur admiration en collant sur le front en sueur des 9 musiciens des billets de 1 000Fcfa et plus, comme il est de coutume ici pour encourager les artistes dans leur performance.  J’ai été vraiment séduite par leur répertoire et par les 7 nouveaux titres de leur dernier album « Cotonou Club » à paraître très prochainement en France (je le veux !), dont ils nous ont régalés pendant plus de 2h, sans parler des pas de danse, même si rester sur ma chaise en plastique est devenu un peu fatiguant sur la fin.

poly-rythmo-mtg

Mon prochain objectif : le concert-hommage à Gnonnas Pedro, un autre grand chanteur béninois (hélas décédé).

A mon retour en France à Noël, j’espère pouvoir encore voir (même si j’en doute un peu fort), Le Dernier des Injustes de Claude Lanzmann, qui sort le 13 novembre.

En attendant, je profite de mes derniers jours de vacances avant ma dernière ligne droite… ça va être chaud, et pas seulement à cause du climat. ^^

Eyi zaandè !

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