Archives de la catégorie En presque direct live

Un samedi après-midi entre filles pour apprendre à coudre à l’initiative de Camille, le coup de ciseaux et le coaching de Sophie, un peu d’application et tadaaam ! Deux petits shorts en pagne (le modèle fille est un genre de bloomer, mais Lounette n’a pas daigné se laisser  embêter pour lui donner meilleure allure). La taille est un rien trop basse derrière, mais pour le reste c’est bon, la fourche de l’entrejambe est bien assemblée, j’ai même piqué droit (merci Maman de m’avoir montré ça quand j’étais jeunette) !

Je suis aujourd’hui la plus fière des mamans (mais pas seulement pour les shorts ;) )! Et motivée pour remettre ça bientôt !

couture

 

Eyi zaandè !

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Bientôt bientôt… ! Demain, tout à l’heure, dimanche, hier ? Pas facile de se repérer dans le temps quand on a moins de 2 ans…
Alors alors, un petit calendrier de l’Avent affiché sur le mur de la chambre, pour chaque soir coller une gommette et voir que dodo après dodo, on se rapproche du voyage en avion qui nous emmènera voir Papylou et Mamély et faire une grande fête !

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« A bientôt – tôt – tôt »  la familia ! (c’est le gimmick du moment : on triple la finale ^^)

 

Le 1er août, date de la fête de l’indépendance du Bénin, a été pluvieux, faisant tomber à l’eau (haha) les festivités prévues,  et ce n’est pas la seule déconvenue que de nombreux Béninois ont eu à affronter: la promulgation d’un arrêté rendant (une fois de plus) le port du casque obligatoire à moto (une tentative en 2011 s’était soldée par un rapide passage aux oubliettes après une ou deux semaines d’observance par une minorité de la population) crée la controverse. Si personnellement, je juge plus qu’ utile une telle mesure, la vue de motocyclistes sans casques me laissant toujours la chair de poule surtout quand il s’agit de bébés portés au dos, j’avoue que sa mise en place n’est pas des mieux pensées : c’est la majorité de la population qui se déplace en moto ou en zem à Cotonou, n’ayant pas les moyens de faire autrement. Toutes ces personnes n’ont évidemment pas non plus les moyens de s’acheter du jour (de l’arrêté) au lendemain (début de la répression des contrevenants) un (bon et sûr) casque par personne.
C’est ce que montre avec humour un certain nombre d’images circulant en ce moment sur les réseaux sociaux, illustrant une inventivité pas toujours si éloignée que ça de la réalité, pour contourner le problème. J’aime bien ces deux photos qu’on m’a transmises (je n’ai malheureusement pas la source de celles-ci ni n’ai pu en prendre moi-même):
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Blague à part, ça ne règle  pas le problème des bébés que leur maman transportent, ne pouvant pas les laisser seuls à la maison (inutile de vous expliquer qu’ici le « mode de garde » des bébés n’a rien à voir avec ceux en usage en France, c’est tout simplement un concept inexistant pour une part de la population faute de moyens là encore)…

Il se murmure gronde d’ailleurs que le zèle impitoyable (avec ou sans préfixe) et impopulaire (là le préfixe s’impose) de la police pour faire appliquer cette mesure risque de la rendre tout à fait contre-productive voire explosive, comme en témoigne par exemple cet article  – toutes critiquables que soient la « rigueur » et la finesse de son analyse (bon courage pour la lecture)… Autres articles ici et .

En tout cas, parmi les réformes à mener au Bénin, celle de la conduite (au propre et au figuré) des usagers de la route est en effet un vaste chantier (ah oui tiens au fait, les casques de chantier en guise de casque de moto c’est du déjà vu de mes propres yeux), car j’avais oublié en 6 mois d’absence à quel point, même si c’est dur à écrire, on est ici au pays des chauffards (non respect du code de la route à tous les coins de rue et ignorance totale des piétons).

A part ça, aux nouvelles de ce soir, il se murmure aussi par la bande que la fièvre Ebola aurait fait son entrée au Bénin, avec un cas (nigérian) à Porto Novo et 4 cas suspects au CNHU de Cotonou. Sinon tout va bien, et vous ?

Eyi zaandè…

 

 

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… et pour l’éternité s’il y en a une après, tu te souviendras de la douceur de cette fin d’hiver 2014, où vous avez commencé votre apprentissage de parents avec l’arrivée de la Lune et du Soleil, si fraternels et pourtant si différents, avec leurs grands regards candides et leurs petits yeux ardents. La rose et le pti chou, les poussins, les gigotins, leurs petites bouches si douces et si voraces, leurs petites mains d’étoiles de mer aux gestes délicats, leurs petits cris d’animaux tendres, leurs câlins s’endormant contre toi ou leur papa, leur petit souffle court dans ton cou, leur petit poids abandonné contre ta poitrine, la chaleur de leurs petites têtes aux boucles toutes douces sous ton menton, ne plus oser bouger qu’au ralenti et sans bruit de peur de déranger cette bienheureuse quiétude faite de soupirs et de grands sourires d’aise, deux fois plus d’émotions et de fierté, deux petits lits sur lesquels te pencher sans te lasser de contempler leur sommeil d’anges, et tu te souviendras qu’en regard de tout ça, et de ta famille robuste et unie, la fatigue, les pleurs, les rigueurs et les douleurs, les moments de doute et de désarroi ne sont pas si graves… bébés2rdm

Dans la série « Visiteurs du soir », le retour, devinez à quoi nous avons eu droit ce soir ? Après les maxi-escargots, les mini-crapauds… voici un nouvel ami : le crabe varappeur, ici accroché (environ 70cm au-dessus du sol) à la porte moustiquaire qui double notre porte d’entrée ! Un crabe pas énorme, mais pas tout petit non plus(je dirais une douzaine de cm de large pour la tête).
Je sais que nous n’habitons pas très loin de la plage à vol d’oiseau, mais quand même, pour arriver jusqu’ici, je ne sais vraiment pas par où il est passé !
crabe

Je lui ai coincé sans le vouloir ( il n’avait qu’à pas chercher à passer à l’intérieur) une patte dans la porte en passant l’appareil photo à Roméo, mais il a réussi à se dégager rapidement en se laissant glisser jusqu’à terre et à aller se cacher dans un endroit plus discret avant qu’on ait l’idée de l’attraper pour le passer à la casserole (on avait déjà bien mangé). Dieu sait où on le reverra un de ces 4… ^^

Eyi zaandè !

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Lorsque Holly émerge trop tard de son sommeil en ce matin de Noël, elle peine à s’extraire d’une soudaine et lancinante intuition : « Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux.»
Ce leitmotiv entêtant, cette prescience d’une révélation qui se dérobe à elle, va accompagner et rythmer cette journée parsemée de contretemps et contrariétés (blizzard michigan d’anthologie retardant les proches et la belle-famille invités au déjeuner traditionnel, mari retenu par l’hospitalisation imprévue de sa vieille mère, adolescente rétive qui semble vouloir punir sa mère pour ce réveil inhabituellement tardif en provoquant d’incessants conflits…). Bref, la confusion s’installe dans un temps suspendu comme la neige, n’aidant guère Holly, écrivain à la plume empêchée depuis des années, à ordonner et donner un sens à tous les souvenirs qui l’assaillent, de l’adoption de sa fille treize ans plus tôt en Sibérie à cette matinée où rien ne se déroule comme elle le souhaiterait… comme dans un mauvais rêve…

J’ai mis du temps à vraiment entrer dans la lecture de ce roman, dont les bribes lancinantes et répétitives de souvenirs qui le constituent m’ont d’abord donné le sentiment de m’engluer moi-même dans les méandres de la lassitude et du désarroi croissant de la narratrice, de plonger dans son engourdissement hébété (ma fatigue de ces derniers jours écrasants de chaleur, a contrario du blizzard, aidant sûrement aussi). Mais peu à peu, de nouveau détail en réajustement, se dessine la fatalité de la révélation pressentie qui s’impose enfin à Holly après un long déni ; et le dernier quart du roman devient vraiment haletant, oscillant entre le fantastique et l’issue inéluctablement catastrophique de ce huis clos répondant parfaitement aux unités de temps, de lieu et d’action de la tragédie la plus classique.
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Après une brève recherche sur l’auteure, je ne suis pas sûre d’avoir envie de lire un autre livre autant pétri d’angoisse (les deux dernières pages sont vraiment glaçantes), mais force m’est de reconnaître qu’elle fait preuve d’une écriture et d’une science de la construction narrative dont l’économie maîtrise parfaitement ses effets. De plus, la finesse dans la description des relations parfois ambivalentes entre mère et fille, renforcées par la problématique du long chemin de l’adoption internationale sinuant entre fol espoir et déchirement, la malédiction familiale qui pèse sur Holly et sa frustration latente d’écrivain, donnent à ce monologue intérieur une profondeur qui ne peut laisser indifférent.

Je suis contente de pouvoir maintenant m’attaquer, avec plus de légèreté sans doute, au second roman prêté par une collègue via la « bibliothèque tournante » organisée depuis peu par une autre collègue : Une place à prendre, de J.K. Rowling, aussi gros que le plus gros de ses Harry Potter. Vivent les vacances !

Hier soir, au moment de vérifier la fermeture du portail, une voix bien connue m’appelle de dehors :

« Nath, as-tu déjà vu un [eska…o] de bonne taille ? Il y en a un dans le jardin ! » Perplexe et en alerte, je me redresse de mon canapé : pourquoi me demander si j’ai déjà vu un escabeau « de bonne taille », et qu’est-ce qu’un escabeau de bonne taille fait à cette heure dans notre jardin ? Je m’imagine un escabeau appuyé à l’intérieur du mur du jardin, vision incongrue…

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Je sors, et me rends compte de ma méprise, point d’escabeau, mais un bel escargot ! Je suis impressionnée, quoique d’après Roméo il ne soit pas encore si gros que ça…

Edit : après une rapide recherche sur internet, il s’avère que c’est bien un petit escargot

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Mmh, je vous laisse juges : la « tapette » que j’ai posée à côté pour vous donner une idée de l’échelle est la mienne (pointure 41 fillette).
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En tout cas, après avoir eu des pticrapauds il y a environ une semaine ou deux, on ne niera pas que le climat est un brin humide… dans l’autre jardin, quelques minutes plus tard, j’ai loupé une toute petite grenouille (environ 3 cm) agrippée au mur, qui s’est sauvée d’un bond avant que je puisse lui tirer le portrait, dommage, et j’aurais bien aimé voir la grenouille à côté de l’escargot, ça aurait été comique !

Eyi zaandè !

Chers concitoyennes et chers concitoyens,

Dans le souci d’apporter une amélioration qualitative et quantitative aux fonctionnements des services publics de la ville (Services de la Mairie, SONEB, SBEE, Bénin Télécom etc…), de faciliter le repérage des entreprises implantées à Cotonou et la circulation des usagers, la Ville de Cotonou modernise et met en oeuvre son adressage à partir d’octobre 2013.

(…) L’opération d’adressage consiste à identifier toutes les rues de la ville, au moyen : soit des voies déjà dénommées, soit par l’attribution d’une « numérotation géographique » basée sur le numéro de l’arrondissement (en attendant leurs dénominations définitives). Le nom ou le numéro de la rue sera indiqué à l’angle des rues sur des plaques qui seront fixées sur des murs ou sur des poteaux.

Enfin, à l’entrée de votre concession , de votre immeuble ou de votre lieu de travail, il sera affecté un numéro de porte.Ce numéro, associé à celui du numéro ou du nom de la rue constituera votre adresse définitive.

(…) « JE SUIS UN CITOYEN DE LA VILLE DE COTONOU ET J’AI UNE ADRESSE »

Si je me réjouis par principe de cette modernisation d’envergure, j’avoue que la logique du système m’échappe quelque peu : j’ai le numéro 56, mes voisins immédiats ont les numéros 48, 40, 32, et 22 pour la maison plus grande au bout de la rangée. Les numéros ne se suivant pas (et n’étant pas attribués de 8 en 8 dans chaque rue), je ne suis pas très sûre que ça facilite la circulation des usagers, et je pense que ça va d’ailleurs prendre du temps pour entrer dans les usages quotidiens… Et puis, après la remise d’un premier certificat d’adressage en fin de semaine dernière, le binôme de la cellule  est repassé hier pour rectifier une erreur : on nous avait donné le nom de rue du boulevard adjacent, or nous ne sommes pas situés sur ce boulevard même…

Bref, je ne changerai pas mes habitudes de correspondance pour le moment, et continuerai à utiliser l’adresse par boîte postale de l’école pour mon courrier usuel… ^^

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