Archives de la catégorie En presque direct live

Retour de la cuisine africaine. L’attiéké est d’origine typiquement ivoirienne, mais c’est un plat très apprécié et consommé dans toute l’Afrique de l’ouest, donc au Bénin aussi. Il s’agit d’une semoule fine de manioc, au goût légèrement acide en raison de la fermentation nécessaire à sa fabrication, encore largement artisanale même si des usines existent en Côte d’Ivoire, tant la production y est importante (c’est d’ailleurs apparemment un secteur économique très dynamique).
L’attiéké, plat peu cher et peu calorique, est accompagné de viande ou poisson avec une sauce au choix, moi j’adooore la version avec poisson braisé et légumes épicés de notre vendeuse préférée : oignons et tomate bien sûr, carottes, feuilles de chou, et aloko (ces déééélicieux tronçons de banane plantain frite, mmmh… quoiqu’en ce moment la vendeuse a dit qu’il m’était déconseillé d’en manger, conseil observé à contrecœur : ici ils ne sont là que pour la photo, ce n’est malheureusement pas moi qui les ai savourés).

Inutile de vous préciser que je dédaigne le piment, mais évidemment normalement c’est servi avec, comme dans tous les plats dignes de ce nom en Afrique. C’était mon repas de ce midi. :)

attiéké

Eyi zaandè !

Publicités

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Ce matin, dans le cadre de la fête des sciences, à l’école, ma cop d’SVT avait proposé aux élèves de cuisiner et déguster des insectes, piste qui est de plus en plus sérieusement explorée comme une alternative au problème de la faim dans le monde, ces ptites bêtes représentant entre autres une source intéressante et facilement accessible de protéines. Ce serait aussi et surtout un moyen de réduire l’élevage intensif, dont l’impact environnemental est, et sera de plus en plus désastreux si on continue à le développer.

brochette_insectes

Pour ma part, je sais bien que l’entomophagie est déjà une pratique culturelle courante et ancienne dans plusieurs parties du monde, mais j’ai trop de freins personnels et pas assez de cran pour tenter l’expérience. Cette brochette de criquets grillés n’a donc pas fini dans mon estomac, je n’ai même pas envisagé celles enrobées de chocolat et parsemées de billes de sucre multicolores (haha c’te feinte !), mais pas mal d’autres visiteurs du stand, semble-t-il, ont été plus curieux que moi, je salue leur ouverture !
Je n’ai eu le « courage » de goûter qu’un tout petit morceau de gâteau à base de farine d’insectes broyés (au moins l’aspect transformé le rapprochait de mes repères culinairement acceptables), et je n’y ai pas pris de plaisir gustatif particulier, malgré le petit goût de noisette annoncé… mais je dois avouer que ce n’était pas non plus répugnant.

Eyi zaandè !

Encore une belle assiette…
DSC_0507rdm
Vous allez finir par croire qu’on ne fait que manger dans cette maison ! Mais depuis qu’elle séjourne provisoirement ici, Abi nous mitonne des petits plats délicieux, alors on en profite ! Plus de deux heures et demie de préparation ce matin, dans la chaleur de la cuisine (la température ambiante est toujours de 30 à 33°C, et sûrement plus à côté de la gazinière… autant dire que ce n’est pas à ma portée, je manque de courage pour ça ! ) pour ce « man » ou « gboma dessi » togolais (« sauce feuilles », c’est à dire à base d’épinards) accompagné de « wo » (pâte blanche à base de farine de maïs – comme l’amiwo, mais sans la sauce tomate), de lapin et poisson frits, et d’une friture de tomate (sauce avec concentré et huile d’arachide). Inutile de dire que nous n’avons pas mis deux heures à nous en délecter…
DSC_0505rdm
Bravo et merci à la cuisinière ! Deux petites photos en action:
DSC_0502rdm
DSC_0503rdm
(Là, Abi prépare des allocos, mais ça, c’est pour plus tard… ;-)
Eyi zaandè !)

Ce week end, cap sur la vallée de l’Ouémé au nord de Porto-Novo, pour s’aérer un peu hors de Cotonou. Le but était de visiter les forêts de Kpinkonzoumè à Adjohoun, et de Gnanhouizoumè, près de Bonou. Attention, long billet en vue ! (toutes les photos sont cliquables comme d’hab)

Après une route presque sans péripéties (mais un détestable coup de stress quand même lorsque le moteur s’est arrêté, heureusement dans une ligne droite), nous faisons donc une première halte à Adjohoun avec presque une heure et demie de retard sur le programme prévu.
L'Ouémé
Récolte du sable
Les ouvriers qui récoltent le sable en plongeant sont payés 30 000 CFA par semaine (environ 45 euros). Je n’ai pas de photo mais ensuite femmes et enfants prennent le relais sur le rivage pour le transporter à la chaîne sur leur tête. Eux ne doivent pas être payés aussi « largement »… et il fait une chaleur terrible.
Nous traversons un bras de fleuve en pirogue et faisons un tour sous l’ombre de la forêt (dense !) de Kpinkonzoumè, où le moment fort est la découverte du repaire des chauve-souris, installées par (dizaines de ?)milliers au coeur du site. Le bruit de leurs envols fait penser au déferlement de vagues, et leur déploiement couvre le ciel au-dessus de nous. Malheureusement la photo ne rend pas cette impression car je n’ai pas réussi à capter le moment où les « grappes » de chauve-souris accrochées aux branches s’envolent toutes en même temps.
Régime de chauve-souris
La danse des chauve-souris
Après un bon repas et une pause au maquis « L’Avenir » de Bonou (très bonne adresse), nous suivons la piste direction Gnanhouizoumè. C’est l’occasion pour moi de tester pour la première fois ma voiture en « brousse », et malgré le coup de calcaire du matin elle s’en sort bien (et moi aussi au volant !)
Presque en bout de piste, nous laissons les voitures pour finir à pieds. Heureusement pour nous il souffle maintenant un petit vent bien agréable…
Parking à l'ombre
Vers le village de Gnanhouizoume, près de Bonou
En période de crue, le fleuve monte jusqu’à inonder le village, mais en ce moment il est au plus bas.
DSC_0443
La traversée jusqu’au village devait se faire en pirogue mais la décrue est trop importante: il faudra ôter les pantalons pour traverser à pieds en ayant au maximum de l’eau jusqu’à mi-cuisses. Cinq tortues yovos en slip, essayant de rester dignes, traversent donc l’Ouémé sous le regard amusé (mais bienveillant) des habitants (je vous épargne les photos).
Nous installons notre campement dans l’école, car il est déjà presque 18 h. Nous choisissons l’extérieur pour bénéficier des petits souffles d’air.
L'école
La classe de CP
Ma chambre
Nous sommes cuits et renonçons d’avance à l’idée de retourner jusqu’à Bonou (rivière, piste) pour manger le soir. Je zappe même le tour en forêt pour me reposer un peu, et me contente de la vue sur le fleuve ainsi que d’un bref tour de village en compagnie d’une petite  troupe d’enfants qui m’emmènent saluer le chef.
DSC_0388.2
DSC_0391.2
DSC_0390.2
Trio
DSC_0408
A la nuit tombée, le maquis du midi nous livre le repas, chaud, sur place. Après une toilette bienfaisante et appréciée à sa juste valeur nous nous couchons vers 23h.

Mes courageux collègues et l’organisateur de la sortie se lèvent tous les 5 dès 6h45 pour repartir au point du jour visiter la forêt et y apercevoir (entre autres) les fameux singes à ventre rouge, mais après leur avoir fait coucou d’un oeil, je préfère profiter du calme alentour pour faire une grasse matinée. Je pourrai dormir somnoler au chant des oiseaux et au bêlement des chevrettes jusqu’à 9h !
Après mon lever, je remballe ma chambre, suivie avec intérêt par plusieurs paires d’yeux curieuses et sages, qui doivent bien être étonnées de l’usage que je fais de leur salle de classe…
Regards curieux
Regards curieux
Nous échangeons quelques mots, moi en fon et certains d’entre eux en français, et les photos nous amusent tous un moment.
Regards curieux
Avant la messe

Il est 10h, mes collègues reviennent d’une belle balade, nous déjeunons à l’ombre d’un manguier pendant que les villageois se rendent à la messe, et c’est au son des chants sortis de l’église que nous quitterons le village par la même voie et dans les mêmes conditions que la veille.
DSC_0447
Nous retournons à la voiture heureux de notre petite escapade et de l’accueil si sympathique des villageois.

Aucun coup de soleil ni piqûre quelconque à déplorer pendant cette sortie, en revanche j’ai dû sévèrement manquer aux petites bestioles qui planquent chez moi, car hier soir, moustiques et moucherons furtifs m’ont préparé un tel comité d’accueil que ce matin mon corps n’est que démangeaisons (une vingtaine de piqûres au bas mot des chevilles aux coudes).

Eyi zaandè !

Splendeur du coucher de soleil sur la lagune du lac Nokoué à Cotonou, mais la misère n’est pas moins pénible sous les ors crépusculaires. Le triste fléau de la pollution est présent partout malheureusement…
laguneP1000145

J’aime toujours être à côté du hublot dans l’avion, surtout dans le sens Paris-Cotonou : quand il n’y a pas de mauvais temps, comme ce 2 janvier, c’est un inlassable plaisir de voir le ciel changer au fil du voyage.
P1000020
Les très moches petites pétouilles que je n’ai pas réussi à maquiller sont dues aux cristaux de givre à l’extérieur de la vitre…
P1000022
P1000023
P1000024
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
(…)
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

extrait de L’Invitation au voyage, de Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857)
P1000025
P1000026
P1000028
P1000030

A destination, après une grosse demi-heure de guet devant le tapis croulant poussif et gémissant, plus chanceuse que certains de mes voisins de tapis qui commençaient à douter, devant la valse des bagages, que l’attente pour les récupérer soit inférieure aux 6h du vol ^^, j’ai fini par retrouver mes deux valises avec toutes leurs roulettes ;-), mon chéri et ma maison à 30°.
Eyi zaandè…

Photos prises devant la maison par-dessus le mur de la banque mondiale, il y a à peine une demi-heure…
Sur la troisième, le vilain fil électrique c’est parce que j’étais montée sur une chaise pour essayer d’avoir plus de ciel, mais je n’ai pas eu le temps de changer d’objectif pour zoomer, le soleil se couche très vite ici. 4 photos, 2 miqûres de poustiques.
coucher_soleil1329
coucher_soleil1330
coucher_soleil1332

Il est temps pour moi d’aller revêtir ma robe de star hollywoodienne pour me rendre à une soirée de gala.
Eyi zaandè !

Depuis samedi matin j’ai commencé une super aventure: un atelier de danse animé chaque matin de 9h à midi par Salia Sanou (son impressionnant CV se trouve ici) en vue d’un spectacle interprété par des amateurs de tous horizons mêlés à des professionnels: « Souvenirs de la rue Princesse », programmé pour le 10 novembre.
La rue Princesse était une des plus célèbres rues d’Abidjan (en Côte d’Ivoire), connue dans toute l’Afrique de l’ouest pour « ambiancer » sérieusement la vie nocturne, mais elle a été rasée l’an dernier. Ce projet chorégraphique a déjà été mené dans plusieurs villes de France et dans plusieurs pays d’Afrique, avec à chaque fois un franc succès (voir le descriptif ici, des vidéos se trouvent sur VousTube).
Je ne sais pas si je pourrai y participer jusqu’à la fin, car le stage dure deux semaines et je reprends les cours la deuxième semaine, mais peut-être qu’il y aura un aménagement des ateliers pour ceux qui travaillent dans la journée afin de ne pas perdre de participants en route.
En attendant je transpire toute l’eau de mon corps, mais ça vaut le coup ! L’ambiance est à la fois studieuse et sans façons, Salia Sanou est un super meneur de troupes, accessible et pédagogue: les enchaînements se mettent en place sans discours inutiles, et personne ne reste sur le bord du chemin.

Je suis en train de chercher comment vous joindre en avant-prems exclu une petite vidéo ou deux des premières séances, et je reviens… eyi zaandè !
EDIT du 1er novembre : Trois photos de ce matin, 4e jour de répét’ (© Aurélie Lecomte)


Maxime Simon se cache au fin fond d’une minuscule boutique sise au bout d’un petit bas-fond de Vodje (un quartier de Cotonou), mais Maxime Simon est un grand homme.
Car Maxime Simon a réparé mon D60 qui, depuis 15 jours, d’un coup d’un seul, s’était bloqué lors d’une prise de vue et refusait de prendre la moindre photo en m’affichant sur l’écran de contrôle : « Erreur. Appuyez de nouveau sur le déclencheur ». Sueurs froides et grosse contrariété.
Car appuyer sur le déclencheur ne produisait strictement aucun changement au problème. Quant au manuel de l’utilisateur, pour bien finir de me rassurer, il me proposait comme solution: « Appuyez à nouveau sur le déclencheur. » (hinhinhin… bon, je sais que je suis blonde, mais je ne suis Nikrétinn Nikon) « Si le problème persiste, contactez un représentant Nikon agréé. » Tu m’en diras tant… à Cotonou… et pour un appareil qui n’est plus sous garantie…
Argh. J’ai bien trouvé un tuto DDTS (Démerde-Toi Toute Seule) sur le net, un peu risqué selon moi, mais j’étais prête à essayer… seulement, la dernière vis à ôter a presque fait céder mon tournevis refusé de céder à mon tournevis. Désespoir, enfer et damnation. Quoi ! Plus d’appareil ? plus de photos ???

Heureusement, par relation de relation interposée (grâce au réseau de mon maxi’m’homamoikejaime), j’ai donc fini par me rendre, samedi, en ce lieu improbable où jamais de ma vie je n’aurais osé imaginer porter mon réflex à réparer. Mais la compétence du gars au téléphone, qui au seul énoncé du message d’erreur avait été capable de reconnaître le modèle de mon appareil, m’avait quelque peu rassurée, sinon tranquillisée.
Mon jouet préféré a donc passé le week end chez Maxime Simon, qui m’avait promis que je pourrais le récupérer lundi matin à 11h. J’ai mal dormi dans la nuit de dimanche à lundi, cauchemardant des pannes toutes plus pénibles les unes que les autres. Comme j’étais « trop précise » (eh oui ! ma ponctualité proverbiale, que dis-je, légendaire, me perdra – mégalol !), je suis arrivée alors qu’il fallait attendre « encore au moins 30 minutes », et je ne vous dis pas le petit pincement au coeur qui m’a saisie lorsque j’ai vu l’intérieur du D60 déboîté entre les mains (certes expertes, mais quand même ça fait drôle) de l’homme de l’art.

En tout cas, sa mission impossible a bel et bien été remplie, car depuis que je l’ai repris en main remboîté comme il faut, tout fonctionne comme au premier jour. Ouf ! Verdict : c’était une bobine HS qui avait bloqué le miroir en position haute. Oui, c’est technique, mais on est précis ou on ne l’est pas. Et moi quand c’est précis, j’apprécie.

Alors je dis: bravo et merci Maxime Simon ! (son contact si par hasard ça vous intéresse ;-) est 00229 97.87.82.98)

Eyi zaandè !