Archives de la catégorie En vitesse

Je n’avais plus fait signe depuis un petit moment, la faute au boulot et aux (trop) fréquentes coupures ou extrêmes lenteurs de connexion…
Mais aujourd’hui (enfin « hier » mercredi quoi, il est tard, ou trètrès tôt ce jeudi) c’était le premier jour des vacances de la Toussaint par ici, douze jours pour décompresser. Alors une petite envie de s’amuser et de faire un coucou marrant. En espérant que ça vous fasse sourire. ^^
Eyi zaandè !
Perdre la tête


Ou quand la réalité dépasse la fiction… ^^

Hier, avec une classe de 4e, nous étions plongés dans la lecture du  Horla, lorsque, au moment où l’élève qui était en train de lire suspend sa lecture entre deux dates du journal du narrateur (on venait de finir le passage où celui-ci met en déroute son invisible persécuteur, le 17 août,  après l’avoir « vu » tourner les pages d’un livre, en pleine nuit)… la porte de la classe s’ouvre d’elle-même… sur du vide… stupeur et dérision générales : « Madame, c’est le Horla ! »  « A force de lire on l’a fait venir ! »

Si avec ça Maupassant n’a pas marqué les esprits (hahaha ! ), je rends mon tablier…

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s’oublie
Aux soleils couchants.
Et d’étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A des grands soleils
Couchants sur les grèves.

Paul Verlaine, Soleils couchants, Paysages tristes, Poèmes saturniens (1866).


Cozes (17), 31 juillet 2012, 21h22.

PS: je vous rassure, aucun message subliminal ni coïncidence entre le poème et mon état d’esprit, juste une association d’idées entre le vu et le su ;-)

*** Interruption momentanée des billets burkinabés. ***
Connaissez-vous MADJO ?
Madjo
Moi non, jusqu’à hier soir où je l’ai découverte sur la scène de l’Institut Français. Et waouh, me voilà mordue ! Elle et ses trois musiciens (une choriste percussioniste qui joue en dansant avec punch et élasticité, un bassiste à l’attitude un brin juliendoresque –mais plus beau-, et un sampleur très talentueux à la human beat box) m’ont charmée, envoûtée, ensorcelée !

Des harmonies sophistiquées aux influences multiples in english et en français (je vous laisse découvrir sa bio sur son site officiel), une osmose sans faille dans le groupe, dont les voix se marient parfaitement tout en restant chacune audible, une bonne énergie qui, sans en faire trop, donne immédiatement envie d’adhérer à cette musique, de chanter et taper dans les mains ou claquer des doigts (ce qui fut fait) et de danser… Au milieu des compos originales s’est glissée une divine reprise de « My girl » de Nirvana… En une heure trente, cette grande liane, simplement chaleureuse, a littéralement conquis le public présent qui ne la connaissait pas mais a fini par l’acclamer debout (et le public cotonois est pourtant réputé réservé). Quant à moi, je n’ai plus qu’une idée en tête : me procurer son premier album ! Que je vous conseille d’écouter d’urgence, donc, si ce n’est déjà fait.

(PS: La photo n’est pas de moi of course, je l’ai trouvée sur son FlickR officiel)

Et voilà ! Et le Burkina en mode road trip, c’était le pied! (Mouhahaharf kêlédraule!)

Plus sérieusement, c’était:
des milliers de km (plus de 3 000 avalés en 11 jours), pour aller en voiture depuis Cotonou jusqu’à Banfora et même un peu plus loin en passant par Ouagadougou, et revenir sans une seule panne,
des paysages variés et magnifiques d’est en ouest et d’ouest en est,
de belles balades, des journées et quelques nuits chaudes (pas torrides, hein, entendons-nous bien : étouffantes !) et des litres d’eau engloutis,
des orgies de mangues de toutes espèces,

des découvertes et des rencontres avec des « hommes intègres » (et d’autres un tout petit peu moins, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette) et des associations méritoires et porteuses de nobles et optimistes perspectives d’avenir (je vous en reparlerai plus tard),
et surtout,
environ 1 200(hum) plus de 2 000 photos en cours de tri (pas très rapide sur mon vieil ordi fatigué)…
Promis, je ne vous les infligerai pas toutes et essaierai de choisir mes préférées pour vous montrer tous ces petits bonheurs: la vieille mosquée de Bobo-Dioulasso, les dômes de Fabédougou et les cascades de Karfiguéla, le village troglodyte de Niansogoni, les pics de Sindou au sommet desquels on resterait bien assis pour l’éternité, le lever du soleil et les hippos au lac de Tengréla, le pique nique chez les papillons, la course avec l’orage en revenant sur Ouaga…
Préparez-vous donc à une burkinafasite aigüe dans les billets à venir. ;)
Eyi zaandè !

Samedi je serai en vacances; dimanche, après avoir voté au consulat, je partirai pour le Burkina via le Togo. Mais… si j’étais restée à Amiens, samedi ET dimanche, je serais allée à Chaulnes, qui ce week end, devient le centre du monde pixpopulien !

Le premier festival photo Pix Populi propose des expos, des conférences, des ateliers photo, et dans l’esprit (que j’aime) du forum (que j’aime) du même nom (que j’aime), un temps fort d’échanges et de convivialité et des pixpotes (mais pas que) en chair et en os ! C’est vous dire si je regrette de ne pas pouvoir en être…

Si vous ne savez pas quoi faire, votre programme est tout trouvé, ce chouette événement est ouvert à tous, inscrits ou non. Vous admirerez de magnifiques images de photographes de grande qualité qu’ils soient amateurs ou pros (mais tous présents sur place), et en plus vous penserez à moi. Tout ça gratuitement. Merci qui ? Merci Pix populi. Tout le programme au bout de ce lien (site officiel du festival).

Et même si vous n’y allez pas, faites comme moi, pensez à en parler largement autour de vous !

Juste pour relayer une page dont la lecture est fort édifiante, dont j’ai pris connaissance via un signalement fait sur Pix Populi (merci à Meuble pour l’info)

Hadopi n’aime pas le droit d’auteur, par Guillaume Leroy

Faut-il mieux en rire qu’en pleurer ? Notre société n’est pas à un paradoxe, à une aberration près… on a beau le savoir, ça reste toujours navrant.

Après 5 jours de coupure internet (le câble qui alimente le Bénin en fibre optique a été gravement « gâté » dans un incendie), l’accro à l’écran que je suis est à cran ! En plus les appels téléphoniques vers la France (et même parfois ici en local) ont aussi été perturbés, voire impossibles.

Ça n’a l’air de rien, mais savoir qu’on ne peut pas utiliser internet et le téléphone, même quand on en n’a pas besoin (hum, j’en ai toujours besoin!), c’est suuuper agaçant.
Retour des photos dès que possible (entre-temps je suis quand même allée à Ouidah pour la fête du vodoun), je vais voir si ça marche, mais c’est pas gagné d’avance… aucune date de retour à la normale n’a encore été fixée faute de subsides pour les réparations paraît-il, et il est à craindre que la connexion de secours qu’on vient juste de récupérer ne soit un peu surchargée quand tout le monde essaiera de l’utiliser…

[Eyi zaandè!]

C’est ainsi que se dit  « Bonne année nouvelle »  en fon (le x se prononce un peu à la manière du j espagnol).

Bien rentrée  après un vol sans voisin passager mais avec quelques turbulences, un joli coucher de soleil en plein ciel, et des voisins d’ici toujours aussi charmants, qui en plus de venir me chercher m’ont nourrie ! J’ai retrouvé ma maison toute propre et sans bébêtes grâce à l’efficacité d’Edith qui a fait le ménage en mon absence.

Merci pour ces onze jours bien remplis de sourires, de cadeaux et de très bons moments partagés, même si ce fut trop court j’en reviens ravie.

Et je nous souhaite à tou(te)s une heureuse et gourmande année 2012. Pas sûre de reperdre immédiatement mes 2kg règlementairement pris aux réveillons:

J’ai déjà mangé de ces délicieux gâteaux avant la photo, j’en ai remangé depuis en m’obligeant à grand peine à en garder un peu pour demain, et en m’efforçant d’oublier que des Noisettines tremblent au frigo en attendant que je leur fasse un sort (déjà entamé) à elles aussi. N’ayant pas encore de petite boule à thé, je la mets sur la liste de courses que j’ai à faire maintenant pour goûter au plus vite à ces breuvages prometteurs, et je vous dis à bientôt!

PS: pour ceusses qui se poseraient la question, je me réadapte plutôt bien pour l’instant aux 28 °C locaux, je crois  que l’harmattan n’est pas encore fini mais il y a moins de poussière.

Ça y est, depuis ce jeudi 1er décembre, je suis officiellement considérée par l’AEFE comme résidente au Bénin. Alors hier soir je suis allée prendre, à l’Institut français, mon premier cours officiel et « savant » de fon. Entre les voyelles nasillées, les digraphes et le « d rétroflexe », ça va pas être fastoche pour choper l’accent, mais je suis motivée, et pour la grammaire (moi qui adore ça ^^ ) ça devrait aller.