Archives de la catégorie En vol

Samedi dernier, Abi m’avait proposé de l’accompagner dans un tour en avion privé au-dessus de Cotonou. Je vous laisse deviner si j’ai hésité longtemps avant d’accepter !
En plus, le temps était clair et le vol parfait car nous avons eu la chance et l’honneur d’être pilotées par l’Attaché de Défense près l’ambassade de France, le colonel Deuwel, grâce à qui nous avons passé une grosse demi-heure à nous réjouir comme des gamines des paysages découverts depuis le ciel (lorsque je décolle et atterris avec Air France, c’est toujours dans la nuit noire, et la découverte de ce paysage était donc une grande première pour moi).
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Nous avons décollé face à la mer et avons longé le quartier de Fidjrossè et un  bout de la route des pêches au-dessus de l’eau…
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…avant de prendre vers l’intérieur des terres. Nous avons croisé la route de Ouidah…
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…puis avons piqué vers le village lacustre de Ganvié, au bord du lac Nokoué, où les pêcheurs ont une bien poétique façon d’entourlouper les poissons :
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En retournant vers Cotonou nous avons eu un aperçu de l’immensité du lac :
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Puis nous avons retrouvé la ville. La place sainte-Cécile à Aïdjèdo (au fond, près du pont, l’emplacement du fameux et gigantesque marché de Dantokpa) :
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La place de l’Etoile Rouge, héritage de la Révolution (pour aller dans la direction de chez moi, il faut prendre l’avenue qui passe devant le grand immeuble à droite) :
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J’espère que la balade vous a plu et rafraîchi l’esprit autant qu’à moi.
Eyi zaandè !

J’aime toujours être à côté du hublot dans l’avion, surtout dans le sens Paris-Cotonou : quand il n’y a pas de mauvais temps, comme ce 2 janvier, c’est un inlassable plaisir de voir le ciel changer au fil du voyage.
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Les très moches petites pétouilles que je n’ai pas réussi à maquiller sont dues aux cristaux de givre à l’extérieur de la vitre…
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Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
(…)
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

extrait de L’Invitation au voyage, de Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857)
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A destination, après une grosse demi-heure de guet devant le tapis croulant poussif et gémissant, plus chanceuse que certains de mes voisins de tapis qui commençaient à douter, devant la valse des bagages, que l’attente pour les récupérer soit inférieure aux 6h du vol ^^, j’ai fini par retrouver mes deux valises avec toutes leurs roulettes ;-), mon chéri et ma maison à 30°.
Eyi zaandè…

Vendredi soir la semaine dernière, lendemain de mon retour,  je me présente donc à nouveau au comptoir, à 23h, pour récupérer mes valises à la fin du déchargement de tous les autres bagages « réguliers » (c’est la procédure). Et là, je rentre bien en possession de mes deux valises mais l’une d’elle n’a plus que deux roulettes en diagonale au lieu de quatre en carré, évidemment ça roule beaucoup moins bien, surtout chargée à bloc… Réclamation déposée au comptoir, et service client de la compagnie contacté en agence sur place, il se trouve que ce n’est ni réparable, ni remplaçable ici même par le même modèle… si je ne suis « pas trop exigeante », « on » peut me racheter ici, au Bénin, une valise similaire  (hmmm, sachant la provenance et la qualité des bagages vendus dans le coin, je passe mon tour). Je n’ai donc plus qu’à me renseigner pour voir si quelqu’un qui voyagerait dans les trois mois veut bien se charger de me rapporter une valise équivalente achetée en France (sous réserve qu’elle corresponde au forfait d’indemnisation).

Qui veut venir me voir  au Bénin avec une valise neuve ? ^^

Bon, trêve de rigolade (je vous ai fait grâce de l’odeur des 3 fromages ayant séjourné 36h hors réfrigérateur dans l’autre valise ), en dehors de ça, tout va bien et la rentrée s’est bien passée.

Eyi zaandè !

Jeudi dernier à 13h50 (heure française)…

je venais de m’asseoir dans l’avion depuis à peine 5 minutes pour cause d’embarquement précipité suite à un passage minable et interminable au service détaxe bondé du terminal 2E ;

à 14h50, en ouvrant une bouteille de champagne pour m’offrir une coupe selon moi bien méritée, l’hôtesse de service s’est arrosée et a éclaboussé deux passagers dans l’explosion du bouchon;

à 15h27, heure de parution automatique du précédent billet de ce blog trépidant, nous survolions les côtes catalanes;

à 19h, nouvelle ouverture explosive, cette fois de la dosette de lait pour le café;

à 20h22, applaudissement du commandant par les passagers pour l’atterrissage réussi sur la fameuse piste de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin;

à 20h45 (toujours heure française), un collègue avec qui j’attends devant le tapis de bagages, trop soulagée d’avoir réussi à m’accaparer une « bonne » place, me dit: « Tiens, mais c’est ton nom qui est écrit sur le tableau là-bas, avec les passagers qui doivent se présenter au comptoir ! » Naïvement, je me dis que peut-être mes bagages ont été sortis prioritairement (en quel honneur ?), mais c’est tout l’inverse : à cause de la procédure d’embarquement immédiat au départ, mes valises n’ont pu être chargées à temps, elles n’arriveront qu’avec le vol du lendemain…

A 13h50, au sol et dans l’ordre de réception des photos…

mon photographiste préféré, malgré ses 10 minutes de retard pour panne de batterie, était présent à l’appel avec toujours autant de créativité;

mes parents filaient à 136 km/h sur la route du retour vers la maison;

Jean-Lucky faisait de la brouette, immortalisé par Henriette;

Mymy partait acheter des livres scolaires;

ma copinol était toute émue par cette image d’allaitement maternel;

et milie buvait un café dans une jolie tasse d’une chouette céramiste

Merci amille (amis+famille), eyi zaandè !

Hello, ce billet est programmé pour se publier tout seul à 15h27 pendant que je serai en l’air quelque part entre Paris et Cotonou, peut-être au-dessus du désert saharien… c’est beau la technologie.
En attendant, je vous montre quelques photos prises lors de ma dernière balade picarde en famille, mardi après-midi, à l’abbaye d’Ourscamp, près de Noyon. Très jolie et intéressante balade sous un ciel radieux (et sans trucage, promis juré) !

A « choeur » ouvert…


Le dernier petit bout de vitrail bien caché dans son coin…

L’abbaye aurait été volontairement démantelée par le propriétaire qui l’a rachetée après la Révolution, pour correspondre au goût romantique de l’époque pour les ruines gothiques !

Je vous laisse découvrir le reste du site et le château Mennechet, tout près, le jour où vous irez y faire un tour.
Adé ! Eyi zaandè !

Jeudi (après-demain déjà, quoi !) l’heure du décollage est prévue à 13h50, alors si ça vous dit, comme l’an dernier, on peut se faire un petit « ensemble derrière l’appareil » à ce moment-là (j’espère que l’heure H ne sera pas retardée comme l’an dernier). Envoyez-moi vos photos (disons, jusqu’à dimanche), et si vous ne vous y opposez pas, je les publierai ici. Pas besoin que la photo soit extraordinaire, il suffit de fixer l’instant ;-)
J’avais adoré recevoir celles de l’an dernier. Quelques exemples (donc  une fois n’est pas coutume, vous l’avez compris, aucune de ces photos n’est de moi, mais le nom ou le pseudo de leur auteur s’affichera en les survolant avec la souris):









Eyi zaandè !




Vol tranquille, à peine le temps de regarder un film, d’écouter un peu de musique, de regarder les nuages et le plan de vol en temps réel en prenant quelques photos souvenirs de cette première grande traversée, de piquer un petit somme avec le fameux masque anti-lumière sur les yeux, de profiter du « fly-service », et 6 heures plus tard je débarquais fraîche comme une rose à peine fripée dans la moiteur de la nuit africaine. Bien accueillie, comme vous le savez.

Depuis quatre jours maintenant, tout va pour le mieux, et je mesure cette chance et ce confort. Je suis passée voir ma future maison, le chantier avance, et j’ai bon espoir d’être installée avant la rentrée des élèves.
Eyzandè ! (« A plus tard » en fon mais sans garantie sur l’orthographe)

Chers toutes et tous,

Je vous avais lancé ce défi, je me devais moi aussi d’être derrière l’appareil à l’heure H… Adoncques dans le gros appareil qui allait me transporter, Air France me souhaitait gentiment la bienvenue, si bien que je n’ai même pas pleuré contrairement à ce que d’aucun(e)s pourraient croire (en fait j’avais déjà discrètement -ou presque – pleuré dans la voiture !) mais je vous avoue que ça me faisait un peu bizarre quand même.
Merci à tou(te)s pour vos photos de ce moment derrière vos appareils, et désolée pour la piètre qualité de la mienne, j’ai fait avec « les moyens du bord » (hahaha) !