Ce soir était inaugurée la première exposition en solo du plasticien et sculpteur béninois Marius Dansou, qui présente le fruit d’un long travail sur les nattes africaines entrepris depuis 3 ans.

Ces têtes sont toutes pareilles, mais la coiffe change. Au Bénin on dit que la société se raconte sur les têtes, dans la coiffure de l’être. L’oralité transmet les paraboles, les règles de vie, et la coiffure reflète la place sociale du personnage. Marius propose ses têtes : celle à la ligne épurée, à la courbe neutre et l’occiput universel ; pour ensuite développer la fibre capillaire. 

Tressé, torsadé, travaillé avec une infinie variété de formes, le fer rivalise de légèreté et d’élégance avec ces têtes aux cous graciles pour élancer vers le ciel de majestueuses coiffures.

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Une exposition qui vaut vraiment le détour, à voir du 10 mai au 10 juin.
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Eyi zaandè !

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Aujourd’hui, je publie un petit texte produit l’an dernier lors d’un stage pro sur les ateliers d’écriture créative en milieu scolaire. Le contenu n’a donc aucun lien direct avec l’humeur du moment, je suis juste assez satisfaite du résultat, d’autant que ce texte a été écrit « sous contraintes » (notamment à partir du « Poème à crier dans les ruines » d’Aragon) .  Du coup, au lieu de le laisser dormir au fond d’un cahier, j’ai décidé de le partager. Je serai ravie d’en recevoir des critiques pourvu qu’elles restent constructives.

Sois rage ô ma colère et coule des jours haineux
Les raisins du tonnerre vendangent ta vengeance
Sois rage ô ma fureur
Sois rouge ô ma colère et hurle tes raisons
Crie mens châtie
Mens châtie
Divinement
Les hurlement des foules
Désespérées déraisonnables découragées
Sois noire ô ma fureur et roule ton tonneau
Vide ton outre et remplis ton être
Remplis ton seau
Des raisons des raisons
Déraison déraison
Les zébrures électriques de ton hoquet collent à l’air
De ce requiem échevelé et lyrique
Sois verte ô ma rancune
Sois grise sois crise
Sois blanche comme l’écume
Sois puissance sois douceur
Sois lourde sois sourde
Ma rage châtie crie mens hurle mens crie
Châtie
Mens
Sois sage ô ma colère et coule des jours heureux

Voilà voilà… Eyi zaandè !

Je reviens d’un concert comme je n’en avais plus entendu depuis… au moins… hum, longtemps : Les Ogres de Barback étaient sur scène à l’Institut Français ce vendredi pour y jouer leur spectacle d’anniversaire de leurs 20 ans (+2 !) monté en compagnie de l’excellentissime fanfare béninoise Eyo’nle ! (« Réjouissons-nous » en yoruba)

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« A force de se croiser sur différents festivals, les Ogres de Barback et la fanfare Eyo’nlé ont commencé à échanger, à rêver ensemble. Après leur venue au Bénin, les Ogres ont proposé à Eyo’nlé de les accompagner pendant la tournée de leur 20 ans. C’est suite à l’expérience magique de la scène ensemble que l’idée d’une collaboration approfondie a émergé : créer un répertoire commun, nourri des rythmes propres à chacune des formations !  » (source : IFB )

Si les premiers ne sont pas une découverte pour moi (je me souviens avec émotion les avoir vus en concert au Cirque en dur d’Amiens à leurs tout débuts, alors que j’étais moi-même une jeune étudiante – mon  Dieu mais est-ce possible ?comme le temps passe vite !), les seconds (comprenant aussi  une fratrie) sont en revanche une vraie révélation en ce qui me concerne ! Quelle pêche, quel son chatoyant, quelle précision, quelle générosité dans le jeu ! Tout cela allié à l’énergie enflammée que les 4 frères et soeurs n’ont pas laissée s’éteindre au fil des années, à des reprises de leurs plus anciens succès réorchestrés (comme « La femme du guerrier » dont le texte me donne toujours des frissons) et de quelques chansons arrangées à la « sauce Ogres » de sources d’inspiration de référence dans la chanson française (Brassens, Pierre Perret ou Renaud) (parmi leurs autres influences aussi diverses que variées), mais surtout à une vraie rencontre de deux répertoires musicaux qui se mêlent intimement pour donner tout son sens au terme de « métissage » culturel si souvent galvaudé.

Jouer à Cotonou, même dans une telle configuration, n’est pas si simple, le public n’est pas forcément acquis d’avance, même parmi les yovos, et pourtant, à la fin du concert, toute réserve naturelle surmontée (à commencer par la mienne), tout le public finit debout, galvanisé et réjoui ! Paris gagnant donc ! Et dire que j’avais failli renoncer à y aller, quelle erreur et quels regrets c’eût été ! Et tout ça pour la modique somme de …? 6 euros (parce que je ne suis pas adhérente cette année, honte à moi !). La vie est belle.

Je vous invite vraiment de tout cœur à aller écouter les quelques morceaux du double album des 20 ans (CD1) en libre accès sur le site officiel des Ogres, de même que les titres disponibles à l’écoute sur le site d’Eyo’nle Brass Band (par exemple leur version du « Poinçonneur des Lilas » !), et vous saurez quoi m’offrir  pour mon anniversaire (ceci est un message non subliminal) ! ;)

Eyi zaandè !

 

Bonne année tous !

Pour Déborah tout spécialement, voici un aperçu de Je t’aime tous les jours de Malika Doray, offert à Sol et Lou à Noël en prévision de mon absence du mois de février.

On a déjà Un câlin du même auteur, et le trait  sobre et stylisé du petit lapin qu’on retrouve comme personnage principal semble assez parlant pour les petits qui avaient de suite aimé ce livre. Dans Je t’aime tous les jours, on retrouve ce minimalisme toujours empreint de sensibilité mais sans pathos.
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Le texte est court mais rythmé (et joliment rimé), plein de tendresse et d’émotion, et la métaphore visuelle des petits cailloux blancs ramassés ensemble pour matérialiser le décompte des jours d’absence, très bien exploitée, permet à mon avis de vraiment aider un très jeune enfant à se représenter le temps qui reste avant de retrouver sa maman et de patienter.
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De plus, la réalité émotionnelle de l’enfant me semble vraiment bien prise en compte (chagrin, angoisse de ne jamais revoir la maman) et traitée avec simplicité : des sentiments naturels, et passagers grâce au réconfort du papa. Et la fin est toute joyeuse bien sûr et toute aussi naturelle, avec le retour de la maman.
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Un album qui va à l’essentiel pour aider à vivre avec sérénité la séparation temporaire.
Je compte bien ramasser ces 4 petits cailloux blancs lors de nos prochaines promenades, d’autant qu’on en trouve facilement sur notre parcours. :)

Ceci était une nouvelle participation à Chut, les enfants lisent de Devine qui vient bloguer.

Eyi zaandè !

J’avais pris la résolution en début d’année de redevenir un peu plus loquace sur ce blog, hélas n’ayant guère retrouvé le temps ni l’occasion pour le moment de me lancer dans des petites excursions photographiques, j’ai décidé néanmoins de participer ce mercredi à un rendez-vous virtuel que j’aime bien : « Chut, les enfants lisent ! » de chez Devine qui vient bloguer.

Je vous présente une histoire qui a tout de suite rencontré un succès fou chez nous : Très, très fort !, de Trish Cooke illustrée par Helen Oxenbury.
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« Il ne font rien de spécial, Maman et Petit Homme, non, rien de spécial… Quand tout à coup : DING DONG ! On sonne… »

Qui voilà ? Voilà tante Béa, voici l’oncle Tony, et aussi Mamy et Grand Ma, cousin Dan et gros cousin Pat… tous plus pittoresques les uns que les autres, et qui tous, vont montrer à leur manière à Petit Homme qu’ils l’aiment très, très fort !
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Mais ce n’est pas seulement en l’honneur de Petit Homme que toute la famille s’est réunie, on attend un dernier invité, et non des moindres…
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pour finir en apothéose et pouvoir aller se coucher le cœur gonflé de bonheur.

Plus un jour ne passe à la maison sans qu’on ne lise (au moins une ou deux fois) Très, très fort ! On le connaît tous par cœur, « je veux le manger TOUT CRU TOUT CRU TOUT CRU » est presque devenu une réplique culte (d’autant qu’on la retrouve presque à l’identique dans une autre de nos lectures), ainsi que : « Maman apporte à table les bonnes choses qu’elle a préparées » ! Les illustrations (de la même illustratrice que Deux petites mains et deux petits pieds)  sont pleines de vie et de tendresse , et le texte, à la structure répétitive, sonne apparemment si juste que les enfants se sont vite identifiés, décrétant même que Petit Homme était… Louna. ^^

Un chouette petit album qui montre bien qu’être ensemble pour profiter de chaque instant, c’est l’essentiel.

Eyi zaandè !

Bientôt bientôt… ! Demain, tout à l’heure, dimanche, hier ? Pas facile de se repérer dans le temps quand on a moins de 2 ans…
Alors alors, un petit calendrier de l’Avent affiché sur le mur de la chambre, pour chaque soir coller une gommette et voir que dodo après dodo, on se rapproche du voyage en avion qui nous emmènera voir Papylou et Mamély et faire une grande fête !

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« A bientôt – tôt – tôt »  la familia ! (c’est le gimmick du moment : on triple la finale ^^)

 

Cette année le mois de septembre est très frais, alors qu’on devrait déjà avoir bien chaud… Du coup, je suis plus encline à la dégustation de petites douceurs roboratives telles ces beignets de bananes typiquement béninois, faciles à faire (surtout quand c’est moi qui les fais pas, ou quand c’est pas moi qui les fais… enfin bref) et vite mangés. Jugez plutôt :
Quelques petites bananes « dessert » (variété mini, environ 12 cm de long) très mûres, réduites en purée bien lisse, mélangées avec environ 1/3 (?) de leur poids en farine (de blé), et déposées en petits tas dans un fond d’huile bouillante pour frire jusqu’à être bien dorées.
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Comment ça, « c’est pas très précis » ? Bon, Isabelle a le coup de main et le coup d’œil pour juger de la quantité (ni trop ni trop peu) de farine à ajouter à la purée de bananes, de manière à ce que les beignets ne s’affaissent ni ne collent dans la poêle, et nous nous régalons tous !… D’ailleurs il n’a pas fallu deux fois à Louna et Solal pour ajouter à leur vocabulaire le mot de « talé-talé », et notre petit gourmand a même eu un gros chagrin quand sa première dégustation a pris fin. ^^

Bien sûr, les puristes l’apprécient avec du piment, certains ajoutent du sel et de l’oignon à la recette, mais nous pour le goûter c’est tout simplement et naturellement sucré comme ça qu’on le préfère.

Eyi zaandè !

C’est le titre d’une exposition qui s’est tenue à l’IFB du 14 avril au 29 mai, je suis donc en retard pour en parler…
« Et si au XXIIe siècle nos habits étaient composés seulement d’objets recyclés ? Bouts de plastique, gobelets et sachets tressés, canettes et sacs de lessive… »

Il y a donc deux mois (déjà !) que  j’ai assisté, lors du vernissage, à un drôle de défilé de robes (de plage, de bal, de cocktail) toutes spectaculaires voire parfois sculpturales, en matériaux recyclés en tous genres (gobelets, sachets plastiques divers, sacs de riz, canettes de métal découpées…) signées Prince Toffa, couturier plasticien béninois, et portées par des mannequins… masculins. Evénement inaugurant une exposition de magnifiques photos en N&B de Sophie Négrier, photographe, desdites robes portées en extérieur par leur créateur, robes dont certains modèles étaient exposés aussi, telles des installations. C’était bien beau à voir, un travail commun plein de créativité, et l’occasion de réfléchir, qui à notre rapport aux déchets que nous produisons et à leur recyclage (et il y a du boulot dans cette partie du monde, où malgré la récup’ on est bien loin d’enrayer le fléau de la pollution par les emballages), qui au rapport entre art et société de consommation, entre création et pragmatisme, qui au genre des vêtements dans la culture occidentale, en se rappelant que par le passé et même encore à présent, dans diverses cultures, les hommes portèrent ou portent des « robes » sans déchoir de leur virilité (ce qui était bel et bien le cas des modèles défilant ce soir-là)…

Impossible de ne pas voir de malicieuse provocation derrière le titre de l’exposition, car au plan du confort et de l’aspect pratique, je ne vois pas comment de telles créations seraient portables, mais la question a le mérite d’être posée… et elle le reste pour l’instant même si l’expo est finie.

C1 - Et si le XXII eme siecle©sophie negrier_ C2 - Et si le XXII eme siecle - Prince Toffa©sophie negrier_

Chez nous les siestes n’ont jamais été calées très précisément, malgré nos efforts, et elles restent encore un peu aléatoires. Tantôt deux, tantôt une, en ce moment cela tend plutôt à se réduire à une grosse sieste d’une heure trente à deux heures en fin de matinée et rien l’après-midi, mais parfois l’un(e) la fait le matin et l’autre l’après-midi, ou encore le séjour dans la chambre se limite à un temps plus ou moins calme (surtout si les deux sont d’humeur festive ^^)… Bref, on s’arrange et ils trouvent quand même leur compte de sommeil.

Pour motiver un peu nos deux poupinous coquins, deux livres rigolos nous accompagnent. Le premier : A la sieste ! d’Iris de Moüy, dont j’adore le trait dynamique qui va à l’essentiel, et le traitement des 3 couleurs ajoutées au noir et blanc du dessin, assurant une grande cohérence graphique à cet album au format à l’italienne.
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L’humour des textes est aussi savoureux et du haut de  leurs 14 mois Solal et Louna semblent y être déjà sensibles, à moins qu’ils ne soient très attentifs aux intonations de ma lecture. Les animaux de la savane (zèbre, crocodile, hippopotame, éléphant, autruche, gazelle, lion, rhinocéros, hyène, léopard, girafe, singe et phacochère) n’aiment pas du tout faire la sieste, et le font chacun savoir, en se justifiant (ou pas !) avec plus ou moins de mauvaise foi.
alasieste1040024(« Non non », fait Louna en secouant la tête)

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Et voici la page préférée de Solal et Louna, qui les fait rire à chaque fois quand je prononce « jaaamais » avec une insistance traînante sur la première syllabe, à la manière béninoise :
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Mais la petite fille bien maline de la couverture va trouver une ruse pour contourner le problème :
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Je vous laisse deviner ou découvrir la chute malicieuse à souhait. Je pense que ce livre aura un succès durable vue la pertinence des réactions croquées par Iris de Moüy. En plus j’adore que les animaux mis en scène soient africains, ça tombe bien pour nous ! Qui sait, peut-être aurons-nous l’occasion d’aller rendre visite en famille à quelques-uns d’entre eux à la Pendjari d’ici quelques années… en nous arrêtant en route à l’auberge de Dassa pour saluer « Christian(e), seule autruche hermaphrodite d’Afrique de l’Ouest » ! ^^
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Avec le second livre, au titre très explicite lui aussi, on change de continent, d’animaux (plus familiers) et d’approche, mais pas de message : A la sieste, tout le monde ! de Yuichi Kasano, est un peu plus narratif et tout aussi réussi, que ce soit le texte (je trouve la traduction très musicale) ou les dessins, sobres mais expressifs.
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Un matelas qui prend l’air, et tout de suite c’est une invitation irrésistible à voyager au pays des rêves…
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Chat et grand-mère seront bien vite rejoints par une poule et ses poussins, un petit garçon et son chien, une chèvre, une maman cochon et ses deux petits porcelets. J’adore les poses abandonnées des poussins endormis au fil des pages ! ^^
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Là encore je réserve à votre curiosité la morale savoureuse de cette histoire, formulée par cette placide grand-mère.
Pour l’instant ce livre semble avoir un peu moins de succès, mais je suis sûre qu’il n’a pas dit son dernier mot !

Voilà, c’était une deuxième participation au rendez-vous hebdomadaire « Chut ! les enfants lisent » de « Devine qui vient bloguer »…

Eyi zaandè !

Vous (« amille » = amis+famille) qui passez peut-être encore par là de temps en temps, avez remarqué un net ralentissement de l’activité de ce blog, qui devient de moins en moins exotique, de moins en moins illustré de photos pittoresques ? Eh oui… En revanche, il y a un sujet que je maîtrise à fond et qui ne cesse de m’émerveiller depuis 14 mois, c’est la croissance des fruits de la passion.  Alors, même si ce n’est pas là la vocation première de ce blog, je m’autorise pour une fois à poster ici le « bilan mensuel » de Sol et Lou, ainsi ça m’évitera des oublis de destinataires dans les mails, et en prendra connaissance qui veut.  chahut_solelou0122

Que font Solélou à 14 mois ? 14 mois déjà aujourd’hui ! Et comme on nous l’avait promis, nous ne cessons de nous répéter que « ça passe vite ! » quand nous voyons à quel point les petits bébés d’hier sont en train de devenir des petits enfants qui galopent partout, escaladent tout, comprennent tout, rigolent et communiquent beaucoup (par quelques mots et gestes notamment) et nous font toujours beaucoup rire.

Plus précisément, dans le désordre et sans exhaustivité…

Lou adore particulièrement : sa « tétinn’ » ; les gros câlins ; dire « kpata kpata » (qui veut dire « tout » en mina, c’est son père qui lui a appris) à toute vitesse à tout propos, ce qui fait rire tout le monde, surtout les Béninois ; fermer les portes et la barrière de sécurité en bas de l’escalier si nous oublions de le faire ; marcher sur la pointe des pieds, courir, danser des épaules et des fesses, et en tournant sur elle-même ; taper dans un ballon ou tout autre petit objet pouvant se déplacer au pied ; parler ; mettre, déranger puis ranger ses (et nos) « saussu’ » ; s’adresser à Isabelle en l’appelant sur tous les tons (doux, interrogatif, autoritaire, bref…) « dada !?» ; bavarder dans sa langue avec beaucoup d’expressivité ; aller vers d’autres enfants, même grands et agités ; dire « baba’ »(bybye) quand qqn disparaît de sa vue ; faire tout toute seule (ex: se promener dans la rue sans tenir la main [heu savapas nanmého], nager sans qu’on la tienne [bravo !!!]…), la pâte de maïs (wo) goûtée pour la première fois cette semaine ; …

Sol adore particulièrement : les fleurs et les feuillages des arbres (même s’il en a peur quand on s’approche trop près) ; ses doudous et son pouce ; faire des traces au crayon gras, et pas seulement sur une feuille (monsieur est un taggeur en puissance);  manger, tout ; monter les escaliers debout comme les grands (avec de l’aide quand même) ; se faufiler sous les chaises et les tables ; pousser son trotteur en courant à fond, le soulever pour faire demi-tour ; rire en voyant sa sœur ou ses parents faire ou dire des trucs drôles (ou pas) ; rire, en général ; répéter très bien des mots quand ça lui chante ;  nous prévenir quand sa couche est à changer : « caca ! caca ! » ; danser en pliant les genoux en ressort avec beaucoup de décontraction et de dynamisme à la fois, et tourner en tenant ses poches ; déménager les chaises ; se coiffer tout seul ; pointer du doigt les (ventil)« ateu’ » qui tournent vite ou parfois s’arrêtent quand il y a coupure de courant ; que papa lui fasse faire des roulades…

Lou n’aime pas : le fromage ; la mangue en morceaux (mais en purée ça va); que maman s’éloigne d’elle (surtout le soir) ; qu’on lui prenne quelque chose des mains ; les auscultations chez le docteur…

Sol n’aime pas : sortir de la baignoire et arrêter de barboter avec les mains dans le seau qui sert à la douche ; devoir se rincer la bouche après le brossage des dents (le dentifrice à la fraise c’est trop bon) ; la pâte de maïs (étonnant !)…

Goûts communs : tout explorer (évidemment) ; faire tomber les tours de cubes ou de gobelets en faisant du bruit (évidemment) ; se faire balancer en hamac dans un pagne (rigolade assurée, surtout quand celui qui n’est pas dans le pagne taquine l’autre) ; aller à la piscine ; se cacher les yeux avec les mains puis faire coucou (et depuis peu, se cacher dans le rideau de l’entrée); les livres lus souvent par maman (et parfois par papa) ; la chanson et les gestes de « tête, épaules et genoux, pieds », grand tube du moment ; manger un morceau de pain après le biberon du matin (l’autre jour en voyant le pain sur la table Louna a fait « miam miam ! »^^) ; se faire donner la becquée (quand papa mange une pomme, par exemple) ; répéter des mots ; les parties de chahut câlins/bisous entre eux ou avec nous ;

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la petite étoile musicale de Papyloup et la veilleuse de Tata Cheveux ; téléphoner et skyper avec leurs grands-parents ; dire « non », qu’ils savent prononcer avec précision depuis peu (mais c’est plus pour jouer que pour s’opposer, pour le moment…) ; faire « mon cheval il va au pas/au trot/au galop » sur maman ou du rodéo sur papa ; pousser sa sœur/son frère quand je leur fais un câlin à tous les deux en même temps, pour être tout(e) seul(e) dans mes bras ; chercher et observer les « za’ » (lézards), et les oiseaux (« fafafa » selon Louna); balayer !…

Tous deux n’aiment plus vraiment (voire vraiment plus) les balades en poussette (ils ont tellement grandi qu’ils y sont un peu coincés, mais difficile pour Isabelle de les sortir autrement pour le moment quand elle est seule avec eux). Vous jugez donc bien que nous ne nous ennuyons pas à la maison, et ce n’est pas pour nous déplaire. Eyi zaandè !