Archives des articles tagués Bénin

Lu sur le site http://www.un.org/fr/events/womensday/ 

« L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde ait à relever en matière de droits fondamentaux. » — Message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres
et aussi :
« Faisant écho au thème prioritaire de la 62e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, la Journée internationale des femmes attirera également l’attention sur les droits et l’activisme des femmes rurales qui, bien qu’elles représentent plus d’un quart de la population mondiale, sont laissées pour compte dans chaque aspect de développement.
La Journée internationale des femmes 2018 est l’occasion de transformer cette dynamique en action, de favoriser l’autonomisation des femmes dans tous les contextes – ruraux et urbains – et de célébrer les activistes qui travaillent sans relâche à revendiquer les droits des femmes et à réaliser leur plein potentiel. »

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En cette journée internationale de la femme, j’étais donc conviée chez une collègue, Karine Bonnifait, fondatrice et présidente de l’association Ya tchegbo (association franco-béninoise fondée le 10 février 2016, dont le siège se trouve à Poitiers), qui nous a présenté son remarquable projet, à savoir la création d’un centre d’hébergement et de réadaptation sociale pour les femmes victimes de violences, sous la forme d’une ferme d’insertion éco-responsable, à 1h15 de Cotonou.

La soirée a commencé par un bref aperçu des violences faites au femmes au Bénin.
Un rapport commandité par le Ministère béninois en charge de la famille révèle qu’en 2010, au moins 70% des femmes ou filles (qui constituent 52% de la population) ont déclaré avoir subi au moins une fois au cours de leur vie des violences, qu’elles soient physiques (y compris sexuelles évidemment), psychologiques (brimades et intimidations au quotidien), économiques (entrave à l’exercice d’une activité générant un revenu), patrimoniales (spoliation des droits par exemple privation d’héritage…)… Ces violences sont infligées par le conjoint, la belle-famille, ou parfois la famille elle-même,  à tous les niveaux de la société, et malgré l’arsenal juridique dont s’est pourvu le Bénin depuis 2004, leur perpétuation est liée en grande partie à des facteurs socio-culturels (par exemple le poids des traditions et des préjugés au sein de la famille et dans l’éducation), ainsi qu’au manque d’instruction de la population féminine, qui pour une large part ne connaît même pas l’existence de ses droits juridiques.

Il existe aujourd’hui au Bénin, suite au projet « Empower II » à l’initiative du président Obama qui a couru de 2013 à 2017, 3 centres intégrés de prise en charge (CIPEG) des  victimes de violences fondées sur le genre, par des équipes pluridisciplinaires (médecins, infirmières, assistants sociaux…), mais aucune structure d’accueil post prise en charge, rendant quasiment impossible la réinsertion des femmes victimes, qui, en retrouvant leur communauté, seront systématiquement pointées du doigt voire harcelées (de quoi les décourager de dénoncer leur calvaire).

C’est ce manque que vise à combler Ya tchegbo, en se fixant deux missions principales, l’une psychosociale et l’autre éducative, afin de conduire les femmes vers l’autonomie :
– en les accueillant, avec leurs enfants, dans une structure dédiée pour leur permettre de se reconstruire, de restaurer leur estime d’elles-mêmes, en les accompagnant à réfléchir à leur projet de vie ultérieur en suscitant l’initiative entrepreneuriale, en (re)créant des liens avec leurs familles,
– et en les formant, non seulement par le développement de connaissances pratiques et théoriques liées à diverses techniques de cultures et d’élevages, mais également par l’alphabétisation, leur permettant de prétendre à leur sortie du centre à une activité source de revenu.

Ya tchegbo (« Les malheurs sont passés ») se propose aussi d’accueillir de la même façon des toxicomanes en postcure, afin de réduire les risques de rechute face à un phénomène en expansion au Bénin.

En deux ans (dont seulement un an d’existence reconnue au Bénin, depuis mars 2017), l’association a déjà bien avancé (lire un article béninois récent ici) : acquisition et remise en état d’un terrain de 3 hectares (défrichage, réaménagement d’une pisciculture, d’une bananeraie, création d’un forage et d’un château d’eau inauguré la semaine dernière, les plans et la maquette du centre existent déjà… il faut maintenant construire les bâtiments) et signature de nombreux partenariats, y compris à l’échelon ministériel.
Le centre ambitionne d’accueillir à moyen terme 32 femmes et leurs enfants (ce qui est une goutte d’eau face aux besoins mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et le projet essaimera peut-être), tout en promouvant une agriculture raisonnée et écologique (zéro pesticide et engrais chimique, maîtrise de la gestion des déchets, de la consommation et de la récupération de l’eau, autonomie énergétique grâce aux panneaux solaires, autosuffisance et vente à l’extérieur des produits de la ferme…). Le suivi des résidentes, qui bénéficieront d’une période d’accueil de 6 mois renouvelable une fois, pourra se prolonger encore 6 mois après leur sortie, par le déplacement à domicile de l’équipe, voire être assorti d’un micro-crédit pour financer leur projet.

Bref, j’ai été très impressionnée par le sérieux et la cohérence du projet, et l’implication de la cinquantaine de bénévoles que compte déjà l’association en France et au Bénin, où a été  créé un Conseil consultatif rassemblant des intervenants divers (médecin, avocat…) chargés d’apporter un éclairage local sur les problématiques abordées et favoriser, par leur connaissance de la culture et des usages béninois, l’acceptation du projet par les populations concernées.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’en parler ici : si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à parler de cet article autour de vous ou à le partager  sur vos réseaux sociaux, et à visiter la page Facebook de Ya Tchegbo, qui a besoin d’un large soutien et auprès de laquelle, en tant qu’association reconnue d’utilité publique en France, les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66%.

En attendant, la Journée de la femme reste un bon prétexte commercial pour certains : cette année, selon une commerçante burkinabé, « il n’y a jamais eu autant de modèles de pagnes de 8 mars »… il n’y a pas de petit profit.

Eyi zaandè !

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Hier soir nous nous sommes rendus à l’Institut Français du Bénin pour écouter Florent Couao-Zotti, auteur béninois multi-casquettes et Alexandra Huard, illustratrice française super talentueuse, présenter leur collaboration sur un magnifique album tout récemment sorti des presses des éditions Sarbacane : Le lance-pierres de Porto-Novo.

Ce qui m’a tout de suite plu, c’est l’enthousiasme d’Alexandra Huard, à l’origine du projet, pour le Bénin,  qui transparaît sans équivoque à travers ses illustrations captivantes avec un petit je ne sais quoi de vintage, aux couleurs chatoyantes, aux jeux d’ombres et de lumière subtils, aux détails précis et délicats (les motifs des pagnes sont d’une fidélité stupéfiante), pour croquer de façon à la fois réaliste et poétique un quotidien contemporain plus vrai que nature.
Il suffit d’un petit tour sur le blog de cette artiste passionnée pour voir une présentation vidéo avec laquelle je ne saurais rivaliser ou lire son billet parlant de la genèse de cet album.

Vous y verrez aussi quelques images qui rendront bien plus justice à son travail que les pauvres photos que j’ai essayé de prendre (n’en étant pas du tout satisfaite comme en témoigne ma première photo, j’ai d’ailleurs emprunté les deux autres images postées ci-dessus au fameux géant de la vente en ligne… mais cela reste un pâle reflet de la beauté originale des peintures, que nous avons la chance en ce moment d’admirer à l’IFB où elles sont exposées !) ainsi que de très belles photos en noir et blanc prises par Alexandra lors de ses séjours au Bénin.

L’histoire, quant à elle, n’est pas en reste : c’est un « conte » actuel (ou plutôt une petite tranche de vie bien réelle dans un Bénin d’aujourd’hui, mais porteuse d’une leçon) qui a le double mérite de mettre en scène dans un décor local et contemporain, de jeunes héros locaux et contemporains auxquels les enfants béninois (et plus largement africains) peuvent vraiment s’identifier, enjeu d’importance dans le domaine de la littérature de jeunesse,  mais exception dans une même littérature de jeunesse très majoritairement « blanche », et pour le moment encore parent pauvre d’une littérature africaine pourtant bien vivante. Mais pas seulement : car c’est là toute sa force, cette histoire sensible, tout en faisant directement référence à une réalité sociale et culturelle locale (la sorcière), illustre aussi une problématique  universelle (le rejet de l’autre et la médisance) qui parlera à tout un chacun.

Deux jeunes garçons, dont l’aîné apprend au plus jeune, en vacances chez son oncle, à manier le lance-pierre en visant des oiseaux, vont faire incidemment la rencontre d’une vieille femme que l’opinion publique, ignorant pourtant tout de son douloureux parcours, considère comme une « sorcière » et une « mangeuse d’enfants ». La réalité qu’ils vont découvrir est évidemment tout autre, et la prétendue ogresse va leur délivrer un bel enseignement, mais je n’en dis pas plus pour ne pas trop dévoiler le plaisir de la lecture.

Bien que l’illustratrice elle-même juge l’album plutôt adapté à des enfants de 7 à 14 ans, je peux témoigner, après avoir commencé la lecture à Solal et Louna dès notre retour, que ce livre somptueux est susceptible d’intéresser des lecteurs dès 3 ans et demi (et bien au-delà de 14 ans) ! ^^ Chacun trouvera ce dont il a besoin dans cette pépite éditoriale.

J’ai maintenant grande envie de découvrir l’univers personnel complet de chacun des deux auteurs.

C’était une sixième participation occasionnelle au chouette rendez-vous « Chut, les enfants lisent ! » du blog Devine qui vient bloguer ?

Eyi zaandè !

Deux petits vélos sur le toit, une glacière et une valise dans le coffre
Une heure de route tranquille à l’heure de la sieste, suivie de six kilomètres de piste, cailloux, ornières et cahots
Le Royal Paradise Hotel tout près d’Allada
Une oasis étonnante perdue en pleine campagne, un havre de fraîcheur et de paix
Une piscine accueillante, des sauts, des éclaboussures, des rires, une petite frousse à cause d’un requin imaginaire ^^
Un peu de lecture entre deux ploufs
Du soleil, de la brise, des nuages, des averses, des éclaircies, de la chaleur
De bons petits plats, des frites délicieuses, un hébergement confortable
Des enfants heureux, fourbus d’une saine fatigue
Un caméléon, un beau papillon, un drôle d’insecte non identifié
Une partie de baby foot en famille
48 heures de détente un peu trop courtes mais bienvenues
Qu’est-ce que c’était bien !

Eyi zaandè !

boit la  tasse, mec
la taspèque
la pastèque… rhââââ, pastek
pas skate non plus
la « pasket » ! pfffiouuu… quelle chaleur !

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(sisi, c’est bien un jus d’ananas et pastèque, en fait !…)

Eyi zaandè !

Ce soir était inaugurée la première exposition en solo du plasticien et sculpteur béninois Marius Dansou, qui présente le fruit d’un long travail sur les nattes africaines entrepris depuis 3 ans.

Ces têtes sont toutes pareilles, mais la coiffe change. Au Bénin on dit que la société se raconte sur les têtes, dans la coiffure de l’être. L’oralité transmet les paraboles, les règles de vie, et la coiffure reflète la place sociale du personnage. Marius propose ses têtes : celle à la ligne épurée, à la courbe neutre et l’occiput universel ; pour ensuite développer la fibre capillaire. 

Tressé, torsadé, travaillé avec une infinie variété de formes, le fer rivalise de légèreté et d’élégance avec ces têtes aux cous graciles pour élancer vers le ciel de majestueuses coiffures.

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Une exposition qui vaut vraiment le détour, à voir du 10 mai au 10 juin.
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Eyi zaandè !

Je reviens d’un concert comme je n’en avais plus entendu depuis… au moins… hum, longtemps : Les Ogres de Barback étaient sur scène à l’Institut Français ce vendredi pour y jouer leur spectacle d’anniversaire de leurs 20 ans (+2 !) monté en compagnie de l’excellentissime fanfare béninoise Eyo’nle ! (« Réjouissons-nous » en yoruba)

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« A force de se croiser sur différents festivals, les Ogres de Barback et la fanfare Eyo’nlé ont commencé à échanger, à rêver ensemble. Après leur venue au Bénin, les Ogres ont proposé à Eyo’nlé de les accompagner pendant la tournée de leur 20 ans. C’est suite à l’expérience magique de la scène ensemble que l’idée d’une collaboration approfondie a émergé : créer un répertoire commun, nourri des rythmes propres à chacune des formations !  » (source : IFB )

Si les premiers ne sont pas une découverte pour moi (je me souviens avec émotion les avoir vus en concert au Cirque en dur d’Amiens à leurs tout débuts, alors que j’étais moi-même une jeune étudiante – mon  Dieu mais est-ce possible ?comme le temps passe vite !), les seconds (comprenant aussi  une fratrie) sont en revanche une vraie révélation en ce qui me concerne ! Quelle pêche, quel son chatoyant, quelle précision, quelle générosité dans le jeu ! Tout cela allié à l’énergie enflammée que les 4 frères et soeurs n’ont pas laissée s’éteindre au fil des années, à des reprises de leurs plus anciens succès réorchestrés (comme « La femme du guerrier » dont le texte me donne toujours des frissons) et de quelques chansons arrangées à la « sauce Ogres » de sources d’inspiration de référence dans la chanson française (Brassens, Pierre Perret ou Renaud) (parmi leurs autres influences aussi diverses que variées), mais surtout à une vraie rencontre de deux répertoires musicaux qui se mêlent intimement pour donner tout son sens au terme de « métissage » culturel si souvent galvaudé.

Jouer à Cotonou, même dans une telle configuration, n’est pas si simple, le public n’est pas forcément acquis d’avance, même parmi les yovos, et pourtant, à la fin du concert, toute réserve naturelle surmontée (à commencer par la mienne), tout le public finit debout, galvanisé et réjoui ! Paris gagnant donc ! Et dire que j’avais failli renoncer à y aller, quelle erreur et quels regrets c’eût été ! Et tout ça pour la modique somme de …? 6 euros (parce que je ne suis pas adhérente cette année, honte à moi !). La vie est belle.

Je vous invite vraiment de tout cœur à aller écouter les quelques morceaux du double album des 20 ans (CD1) en libre accès sur le site officiel des Ogres, de même que les titres disponibles à l’écoute sur le site d’Eyo’nle Brass Band (par exemple leur version du « Poinçonneur des Lilas » !), et vous saurez quoi m’offrir  pour mon anniversaire (ceci est un message non subliminal) ! ;)

Eyi zaandè !

 

Cette année le mois de septembre est très frais, alors qu’on devrait déjà avoir bien chaud… Du coup, je suis plus encline à la dégustation de petites douceurs roboratives telles ces beignets de bananes typiquement béninois, faciles à faire (surtout quand c’est moi qui les fais pas, ou quand c’est pas moi qui les fais… enfin bref) et vite mangés. Jugez plutôt :
Quelques petites bananes « dessert » (variété mini, environ 12 cm de long) très mûres, réduites en purée bien lisse, mélangées avec environ 1/3 (?) de leur poids en farine (de blé), et déposées en petits tas dans un fond d’huile bouillante pour frire jusqu’à être bien dorées.
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Comment ça, « c’est pas très précis » ? Bon, Isabelle a le coup de main et le coup d’œil pour juger de la quantité (ni trop ni trop peu) de farine à ajouter à la purée de bananes, de manière à ce que les beignets ne s’affaissent ni ne collent dans la poêle, et nous nous régalons tous !… D’ailleurs il n’a pas fallu deux fois à Louna et Solal pour ajouter à leur vocabulaire le mot de « talé-talé », et notre petit gourmand a même eu un gros chagrin quand sa première dégustation a pris fin. ^^

Bien sûr, les puristes l’apprécient avec du piment, certains ajoutent du sel et de l’oignon à la recette, mais nous pour le goûter c’est tout simplement et naturellement sucré comme ça qu’on le préfère.

Eyi zaandè !

C’est le titre d’une exposition qui s’est tenue à l’IFB du 14 avril au 29 mai, je suis donc en retard pour en parler…
« Et si au XXIIe siècle nos habits étaient composés seulement d’objets recyclés ? Bouts de plastique, gobelets et sachets tressés, canettes et sacs de lessive… »

Il y a donc deux mois (déjà !) que  j’ai assisté, lors du vernissage, à un drôle de défilé de robes (de plage, de bal, de cocktail) toutes spectaculaires voire parfois sculpturales, en matériaux recyclés en tous genres (gobelets, sachets plastiques divers, sacs de riz, canettes de métal découpées…) signées Prince Toffa, couturier plasticien béninois, et portées par des mannequins… masculins. Evénement inaugurant une exposition de magnifiques photos en N&B de Sophie Négrier, photographe, desdites robes portées en extérieur par leur créateur, robes dont certains modèles étaient exposés aussi, telles des installations. C’était bien beau à voir, un travail commun plein de créativité, et l’occasion de réfléchir, qui à notre rapport aux déchets que nous produisons et à leur recyclage (et il y a du boulot dans cette partie du monde, où malgré la récup’ on est bien loin d’enrayer le fléau de la pollution par les emballages), qui au rapport entre art et société de consommation, entre création et pragmatisme, qui au genre des vêtements dans la culture occidentale, en se rappelant que par le passé et même encore à présent, dans diverses cultures, les hommes portèrent ou portent des « robes » sans déchoir de leur virilité (ce qui était bel et bien le cas des modèles défilant ce soir-là)…

Impossible de ne pas voir de malicieuse provocation derrière le titre de l’exposition, car au plan du confort et de l’aspect pratique, je ne vois pas comment de telles créations seraient portables, mais la question a le mérite d’être posée… et elle le reste pour l’instant même si l’expo est finie.

C1 - Et si le XXII eme siecle©sophie negrier_ C2 - Et si le XXII eme siecle - Prince Toffa©sophie negrier_

Cotonou est une ville de contrastes, notamment entre la modernité de certaines technologies d’une part et l’archaïsme de certaines techniques de l’autre. Je me souviens de mon arrivée.  Quelques dizaines de mètres après la sortie de l’aéroport, et bien que la voiture qui m’emmenait filât dans la nuit sombre, j’avais été frappée par ce que, formatée par ma vision de yovo jamais venue en Afrique, je n’osais pas croire être un échafaudage… et pourtant, ce fouillis de troncs tordus, liés les uns aux autres à la Numérobis et n’offrant aucune sécurité aux ouvriers, en était bel et bien un ! C’est tellement l’ordinaire que maintenant, lorsque j’en vois, je ne m’étonne même plus, mais il y a tellement d’autres choses surprenantes que, comme je l’ai entendu dire d’un patron de lodge établi en Afrique depuis 20 ans, « on arrive toujours quand même à être étonné ».
Les photos suivantes ont été prises il y a quelques jours tout près de chez moi, c’est à dire dans l’un des quartiers les moins populaires de Cotonou. Un clic sur les photos pour agrandir
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Eyi zaandè !

Coucou, me revoilou…

Du toit-terrasse d’un immeuble de 3 étages, vue sur la mer pas tellement glamour… vue sur un immeuble coloré…
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en redescendant au sol, pas beaucoup plus glam…
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et en repassant le pont vers l’ouest, ce « MacBouffe », qui m’amuse à chaque fois.

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Eyi zaandè !