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Au retour sur Ouagadougou, nous avons bien cru nous prendre une grosse pluie, mais deux photographes dans une voiture ne sauraient fuir le déluge sans prendre quelques vues avant… et finalement nous sommes arrivés avant lui à l’hôtel. ;)
Attention les yeux, ce sont les vraies couleurs, y compris sur la troisième !
Course avec l'orage
Course avec l'orage II
Course avec l'orage III

Youhou, les conseils de classe et les cours sont terminés, il est temps que je vous montre les dernières séries du Burkina avant de bientôt commencer à songer aux valises…

L’après-midi du 7e jour, « Papa » nous a emmenés en haut des pics de Sindou, un endroit dont la magie nous a subjugués. C’est un plateau hérissé de pics rocheux sculptés par les éléments. (photos plus grandes en 1 clic komdab)


La vue sur la plaine alentour y est bien sûr imprenable, mais il y règne surtout une vraie atmosphère de quiétude mystique, sans doute parce que l’endroit a été et reste encore un lieu d’initiation pour les jeunes garçons.

Une petite vue prise au grand angle par Jessy:

Et le point de vue que j’avais depuis mon perchoir en haut des rochers (cf billet précédent) !

Le soir, nouvelle nuit en campement, à côté du lac de Tengréla, mais cette fois pour éviter les cases surchauffées nous faisons installer nos lits à la belle étoile – avec moustiquaires évidemment, même si elles ne sont pas visibles sur la photo ;-)

Debout pour la deuxième fois avant l’aube, nous aurons cette fois le plaisir d’être récompensés par le lever du soleil sur le lac, et la rencontre des hippopotames, qui nous ont fait l’honneur de bailler devant notre objectif, ce qui  est plutôt rare.







Bons baisers de Lomé (Togo) où je suis encore jusqu’à demain pour faire passer les oraux du bac. Eyi zaandè !

Au 7e jour de notre périple, nous en atteignons enfin le point ultime: le campement solidaire Soutrala, au pied des pics de Sindou. Nuit en case traditionnelle (sans électricité donc sans ventilation… en revanche derrière la porte verte super douche chaude et clean à ciel ouvert).

Nous devions nous lever à 5h30 pour déjeuner à la lueur du soleil levant en haut des pics, mais en raison d’un orage nocturne, notre programme est modifié: nous commencerons par excursionner le matin au village troglodyte de la falaise de Niansogoni.

Grâce au ciel couvert, la température est très supportable, et nous entamons notre ascension avec notre guide « Papa », un type épatant pour ne pas dire rare, cofondateur de l‘association Djiguiya (< clic vivement conseillé), qui fait un travail remarquable et exemplaire en matière de scolarisation d’enfants défavorisés, et d’éducation à l’hygiène de la population locale.

C’est parti, suivez-nous ! (Toutes les photos sont cliquables kom’dab)

A mesure que nous nous élevons nous découvrons un paysage entre rochers et immense plaine arborée.




Le village était encore habité il y a une trentaine d’années, mais il a été abandonné pour se réinstaller au pied de la falaise (et on comprend pourquoi).

On voit cependant encore des vestiges de la vie passée.


Voici par exemple l’une des flûtes au moyen desquelles les habitants restés au village pouvaient prévenir ceux descendus dans la plaine (les mini silhouettes sur le chemin) et les rappeler quand survenait un évènement tel qu’un décès.


Enfin nous arrivons aux habitations et greniers troglodytes.



« Portraits » de « famille » :


Le lieu est toujours utilisé pour des rituels religieux, donc on ne peut s’aventurer au-delà du  mince fil rouge qu’on aperçoit en bas à gauche sur la dernière photo.

A bientôt pour la seconde balade de la journée.

Un lieu incroyable qui vaut le détour : les dômes de Fabédougou (à une quinzaine de kilomètres de Banfora). Comme une  impression d’être sur un petit  toit du monde.

Sous une chaleur de plomb, nous sommes grimpés à pied sur la falaise de Karfiguéla, depuis laquelle nous avons dominé la plaine de Banfora, puis nous avons longé le plateau jusqu’aux dômes. Heureusement au retour, une petite trempette dans une cascade nous a opportunément rafraîchis. (Comme d’hab, un pti clic pour un format un peu plus grand)






Bobo-Dioulasso (anciennement Sya), deuxième ville du Burkina en nombre d’habitants, signifie « la maison des Bobos et des Dioulas », deux ethnies majoritaires dans la région.
La première mosquée de Bobo fut construite en 1880, environ un siècle après que l’islam eut commencé de se diffuser au Burkina. Nous l’avons visitée avec un guide. Elle est toujours un lieu de culte vivant.


Son architecture est de type soudanais; les bouts de bois dont elle est hérissée n’ont qu’un rôle ornemental. Ce matin-là, une nuée de martinets volait à son entour, venant parfois se nicher dans les encoignures, mais ils sont si rapides qu’on les distingue à peine sur les photos mais si vous êtes attentifs vous en trouverez deux ci-dessous. (clic pour agrandir)

Otez vos chaussures et entrons.


L’ambiance est paisible. Interdiction, bien sûr, de prendre en photo les quelques fidèles venus prier et se reposer dans son ombre.




Sur le toit-terrasse, l’ouverture qui permet de communiquer avec le muezzin. On voit aussi l’emplacement des poutres transversales de la charpente, recouvertes de banco.

Les tours autres que le minaret principal étaient aussi des chambres de prières où se retiraient les marabouts qui étaient chargés par des fidèles d’obtenir la satisfaction de leurs souhaits. Pendant tout le temps de la retraite, la famille du marabout était prise en charge par le commanditaire.
Avant de reprendre la route en direction de Banfora, nous avons aussi visité le vieux quartier de la ville en bordure du Houet et le marché, mais je n’ai pas de photos à vous montrer.
Eyi zaandè.

Au quatrième jour de notre voyage, pour faire une petite pause au milieu du trajet Ouaga-Bobo Dioulasso en joignant l’utile à l’agréable, brève halte au campement « Le Caïlcédrat », sis peu après Boromo, au bout du bout d’une piste imprécise et perdue, ponctuée par les flaques d’une récente pluie (d’où ce ciel et cette lumière peu propices aux photos).





« Lové dans un gracieux méandre de la rivière Meen, c’est un endroit charmant. (…) Resto sous une jolie paillote dominant la rivière (…) Une halte (…) inoubliable, car on est à peu près sûr de voir les éléphants. » (Le guide du routard)

Malgré la présence sur place d’un Omar au demeurant placide et obligeant , nous apprendrons plus tard que ce lieu quasi neuf (?) n’a en fait jamais vraiment ouvert…



Ambiance très « un balcon en… brousse » (Julien Gracq forever),  dans l’attente suspendue des fameux pachydermes. Pour les voir, pas la peine de s’agiter.
« Bon. C’est une question de sens ! » nous dit Omar, en se rencognant dans son hamac le temps que nous terminions notre pique-nique de baroudeurs et notre « Brakina » (bière nationale).

De perplexe (pourquoi diantre peut-on observer les éléphants dans un sens et pas dans l’autre ?), je suis devenue intérieurement hilare lorsque j’ai enfin compris, une fois repartie seulement, sans avoir vu le commencement d’un bout d’oreille, que le zézaiement d’Omar m’avait trompée énormément: voir les éléphants, en fait, « c’est une question de chance » ! Et défense (hinhin) de mettre ça sur le compte de ma blondeur! ;)

Eyi zaandè…

C’est parti pour onze jours en compagnie de mes fidèles Céline et Jessy.
Comme j’ai vraiment pris trop de photos, je vais essayer de m’obliger à des sélections les plus draconiennes possibles, et je ferai des thématiques. Pour commencer, quelques paysages de la route parcourue les premiers jours (cliquez sur les images pour les voir en plus grand).

Notre premier grand objectif à atteindre : Ouagadougou, à environ 1 000 km de distance, couverts en un peu plus de deux jours en prenant notre temps, et surtout en ne roulant pas la nuit.

A Dassa (Bénin), le passage à la pompe prend une allure insolite en raison des travaux en cours (pour cette photo, prise de vue Jessy, j’étais bloquée dans la voiture):

Une petite rénovation n’est pas du luxe, il faut l’avouer à la vue de cette vieille pompe:

On roule, on roule, on avance (« on évolue » au Bénin, « on progresse » au Burkina ^^ )…

Passée la frontière, nous traversons des étendues arides qui contrastent avec la verdure béninoise.






Il fait très chaud, sec et très soif. La nuit d’escale à Fada N’Gourma restera gravée dans nos souvenirs comme une vraie rôtissoire malgré le (maigre) brassage d’air (chaud) du (petit) ventilo fixé au plafond de la chambre d’un hébergement au confort un peu…  rudimentaire, quoique sympathique.

Arrivés à destination, la clim de l’hôtel fonctionne, mais une coupure de courant momentanée nous en prive quelques heures; en attendant, une coupe « miss Ouaga » sera un réconfort de bon  aloi. (Chocolat, coco, noisette, et en remplacement du parfum « crunch « épuisé, vanille-pécan… eh quoi, c’est ça les vacances, ou bien ?)