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Isabelle, notre super dada qui a en plus des talents de cuisinière, nous a fait découvrir une nouvelle façon d’apprécier l’igname en nous préparant ses délicieuses croquettes.

Pour 4 à 6 personnes : 1 igname moyenne – 200g de viande hachée – sel, poivre, oignon, épices, … – 1 œuf – farine – lait – huile d’arachide
Assaisonner selon votre goût 200g de viande hachée avec toutes les épices et/ou condiments, herbes de votre choix (sel, poivre, Kub of course, cumin, curry, oignon, persil…). Il est possible, mais pas obligatoire, de la faire un peu revenir à la poêle jusqu’à la dorer.
Faire bouillir une igname de taille moyenne (après l’avoir épluchée et coupée en petits morceaux, cela va plus vite) jusqu’à ce qu’elle soit bien tendre. Écraser l’igname en purée, l’assaisonner également et ajouter un peu de lait (environ un verre), de la farine (envion 2 cuillères à soupe) et un jaune d’œuf (réserver le blanc), de façon à obtenir une sorte de pâte assez épaisse.
Enrober de petites boules de viande hachée avec la pâte d’igname, les passer dans le blanc d’œuf puis dans la farine avant de les faire frire dans un fond d’huile d’arachide très chaude (mais pas bouillonnante) en les tournant souvent et rapidement pour faire dorer tous les côtés.
Manger bien chaud. C’est « cro »-bon ! Accompagne très bien un taboulé, par exemple (testé pour vous), ou j’en suis sûre, toute autre salade, composée ou non.

Sur la photo il n’y a que la moitié de la quantité réalisée, l’autre moitié était déjà engloutie le temps que je sorte l’appareil. Wa mi du nu!
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Eyi zaandè !

Aujourd’hui je vous présente une nouvelle spécialité, la première pâte que j’ai goûté en arrivant au Bénin: l’amiwo.  On la mange avec la viande de son choix, le plus  souvent avec du poulet bicyclette, au maquis.  Attention, cela ressemble un peu (de loin) au piron, mais le goût est différent ainsi que la consistance, car on prépare l’amiwo avec de la farine de maïs et non du gari. Ici, version togolaise  (plus ferme que la pâte béninoise) cuisinée par Abigaïl (ma masseuse de choc), très pimentée mais délicieuse, avec du lapin bio élevé maison.

Top chef ! Mi wa mi du nu (venez manger) !

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Eyi zaandè !

Dans la série « Miam l’igname », je demande : l’igname pilée !  Plat à déguster un jour d’appétit sauvage, et après, sieste obligatoire (ou alors somnolence au boulot).

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C’est un plat que nous mangeons toujours au-dehors, ou que nous achetons tout prêt (1 000cfa la portion complète), car sa préparation n’est ni aisée ni rapide. Il faut d’abord faire bouillir l’igname (épluchée, ce qui je le rappelle est déjà une tâche coriace), puis la piler longuement. Au maquis, on entend souvent en cuisine les coups rythmés des bonnes dames qui se mettent à deux ou trois autour du mortier grand comme un seau pour piler en cadence et éviter les grumeaux.
Au final, on obtient une sorte de purée collante, dont le goût se relève avec la sauce arachide pimentée qui me fait tousser ^^, et on la mange (à la main, c’est plus drôle et meilleur) avec des morceaux de viande et de wagassi. C’est trooooooop bon !

Eyi zaandè !

Aujourd’hui je vous présente le wagassi, un fromage artisanal peuhl à base de lait de vache,  frais et blanc. Sa consistance fait un peu penser à celle de la mozarella, mais son goût doux et presque neutre, peu salé, est différent;  le wagassi se présente plutôt sous forme de galette épaisse d’environ deux centimètres. Parfois sa surface  est rougie, à cause de la feuille de sorgho qui sert à l’envelopper pour le conserver plus longtemps, d’après ce qu’on m’a dit. Il est souvent vendu (mais il est parfois difficile à trouver) « au bord de la voie » par des femmes qui le portent sur la tête dans une bassine, ou au marché;  mais en choisissant soigneusement, pas de danger.
Surtout si on le fait bouillir avant de le faire frire (c’est comme ça qu’on le consomme généralement, en garniture d’un plat, trempé dans la sauce (arachide par exemple) et quand je mange au maquis, si je ne prends pas de poisson, je préfère souvent en commander à la place des morceaux de viande.

Même si ça n’a rien à voir avec le fromage tel qu’un Français pourrait se le représenter, c’est franchement pas mauvais du tout !

Eyi zaandè…

Je continue dans la rubrique cuisine, pour rattraper un peu mon retard, mais aussi parce que je suis un peu obligée de vivre sur mes « réserves » de photos, mon appareil étant (temporairement, j’espère) hors service, argh !!!

Alors, pour préparer un piron, comment fait-on ?

Pour le piron rouge, mon préféré : faire d’abord une sauce tomate en faisant revenir dans un peu d’huile d’olive oignons émincés, tomates, concentré. Ajouter de l’eau pour la rendre liquide, porter à ébullition, et mélangez avec le gari (farine de manioc) jusqu’à former une boule. En fait, l’astuce c’est de verser de la farine (mais pas trop !) jusqu’à ce que la consistance du mélange ressemble à une soupe épaisse, puis laisser encore épaissir sur le feu en continuant à remuer.
Servir avec viande ou poisson.


On peut aussi faire le piron « de base », blanc (et le piron blanc c’est aussi excellent) : faites simplement bouillir de l’eau, ajoutez du sel si vous voulez, et finissez comme précédemment en versant le gari de manière à obtenir une boule de consistance assez épaisse.

Eyi zaandè !

S’il y a bien une chose dont j’ai négligé de vous parler depuis un an,  ce sont les plats béninois.  C’est que je ne les préparais pas à la maison, et que je sors rarement au maquis (restaurant) avec mon appareil photo… Mais je suis désormais en mesure de vous dévoiler le secret de l’igname bouillie.

Version bouillie, l’igname se prépare comme la pomme de terre, sauf qu’elle a la peau plus dure. L’éplucher n’est pas une mince affaire, c’est même assez physique (en tout cas pour moi et mes petits doigts) car oui, l’igname a décidément la peau dure. « Eplucher igname là, c’est pas petit boucan ! » Donc je délègue avec joie.


Une fois fois découpée en tronçons tranches, il faut bien la rincer et la couvrir d’eau avec d’égales (petites) quantités de sucre et de sel, et la mettre à bouillir à feu vif, en surveillant jusqu’à pouvoir y enfoncer une fourchette à coeur sans effort (au moins 25 à 30 minutes sont nécessaires).

Servir avec la sauce de votre choix, de préférence faite par la mère main d’un bon cuisinier. Ici, avec poisson braisé et friture de tomate. Hmmmmiam !

La prochaine fois, je vous parlerai de l’igname pilée. Eyi zaandè !