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Cette année le mois de septembre est très frais, alors qu’on devrait déjà avoir bien chaud… Du coup, je suis plus encline à la dégustation de petites douceurs roboratives telles ces beignets de bananes typiquement béninois, faciles à faire (surtout quand c’est moi qui les fais pas, ou quand c’est pas moi qui les fais… enfin bref) et vite mangés. Jugez plutôt :
Quelques petites bananes « dessert » (variété mini, environ 12 cm de long) très mûres, réduites en purée bien lisse, mélangées avec environ 1/3 (?) de leur poids en farine (de blé), et déposées en petits tas dans un fond d’huile bouillante pour frire jusqu’à être bien dorées.
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Comment ça, « c’est pas très précis » ? Bon, Isabelle a le coup de main et le coup d’œil pour juger de la quantité (ni trop ni trop peu) de farine à ajouter à la purée de bananes, de manière à ce que les beignets ne s’affaissent ni ne collent dans la poêle, et nous nous régalons tous !… D’ailleurs il n’a pas fallu deux fois à Louna et Solal pour ajouter à leur vocabulaire le mot de « talé-talé », et notre petit gourmand a même eu un gros chagrin quand sa première dégustation a pris fin. ^^

Bien sûr, les puristes l’apprécient avec du piment, certains ajoutent du sel et de l’oignon à la recette, mais nous pour le goûter c’est tout simplement et naturellement sucré comme ça qu’on le préfère.

Eyi zaandè !

Isabelle, notre super dada qui a en plus des talents de cuisinière, nous a fait découvrir une nouvelle façon d’apprécier l’igname en nous préparant ses délicieuses croquettes.

Pour 4 à 6 personnes : 1 igname moyenne – 200g de viande hachée – sel, poivre, oignon, épices, … – 1 œuf – farine – lait – huile d’arachide
Assaisonner selon votre goût 200g de viande hachée avec toutes les épices et/ou condiments, herbes de votre choix (sel, poivre, Kub of course, cumin, curry, oignon, persil…). Il est possible, mais pas obligatoire, de la faire un peu revenir à la poêle jusqu’à la dorer.
Faire bouillir une igname de taille moyenne (après l’avoir épluchée et coupée en petits morceaux, cela va plus vite) jusqu’à ce qu’elle soit bien tendre. Écraser l’igname en purée, l’assaisonner également et ajouter un peu de lait (environ un verre), de la farine (envion 2 cuillères à soupe) et un jaune d’œuf (réserver le blanc), de façon à obtenir une sorte de pâte assez épaisse.
Enrober de petites boules de viande hachée avec la pâte d’igname, les passer dans le blanc d’œuf puis dans la farine avant de les faire frire dans un fond d’huile d’arachide très chaude (mais pas bouillonnante) en les tournant souvent et rapidement pour faire dorer tous les côtés.
Manger bien chaud. C’est « cro »-bon ! Accompagne très bien un taboulé, par exemple (testé pour vous), ou j’en suis sûre, toute autre salade, composée ou non.

Sur la photo il n’y a que la moitié de la quantité réalisée, l’autre moitié était déjà engloutie le temps que je sorte l’appareil. Wa mi du nu!
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Eyi zaandè !

Retour de la cuisine africaine. L’attiéké est d’origine typiquement ivoirienne, mais c’est un plat très apprécié et consommé dans toute l’Afrique de l’ouest, donc au Bénin aussi. Il s’agit d’une semoule fine de manioc, au goût légèrement acide en raison de la fermentation nécessaire à sa fabrication, encore largement artisanale même si des usines existent en Côte d’Ivoire, tant la production y est importante (c’est d’ailleurs apparemment un secteur économique très dynamique).
L’attiéké, plat peu cher et peu calorique, est accompagné de viande ou poisson avec une sauce au choix, moi j’adooore la version avec poisson braisé et légumes épicés de notre vendeuse préférée : oignons et tomate bien sûr, carottes, feuilles de chou, et aloko (ces déééélicieux tronçons de banane plantain frite, mmmh… quoiqu’en ce moment la vendeuse a dit qu’il m’était déconseillé d’en manger, conseil observé à contrecœur : ici ils ne sont là que pour la photo, ce n’est malheureusement pas moi qui les ai savourés).

Inutile de vous préciser que je dédaigne le piment, mais évidemment normalement c’est servi avec, comme dans tous les plats dignes de ce nom en Afrique. C’était mon repas de ce midi. :)

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Eyi zaandè !

Encore une belle assiette…
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Vous allez finir par croire qu’on ne fait que manger dans cette maison ! Mais depuis qu’elle séjourne provisoirement ici, Abi nous mitonne des petits plats délicieux, alors on en profite ! Plus de deux heures et demie de préparation ce matin, dans la chaleur de la cuisine (la température ambiante est toujours de 30 à 33°C, et sûrement plus à côté de la gazinière… autant dire que ce n’est pas à ma portée, je manque de courage pour ça ! ) pour ce « man » ou « gboma dessi » togolais (« sauce feuilles », c’est à dire à base d’épinards) accompagné de « wo » (pâte blanche à base de farine de maïs – comme l’amiwo, mais sans la sauce tomate), de lapin et poisson frits, et d’une friture de tomate (sauce avec concentré et huile d’arachide). Inutile de dire que nous n’avons pas mis deux heures à nous en délecter…
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Bravo et merci à la cuisinière ! Deux petites photos en action:
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(Là, Abi prépare des allocos, mais ça, c’est pour plus tard… ;-)
Eyi zaandè !)

Aujourd’hui je vous présente une nouvelle spécialité, la première pâte que j’ai goûté en arrivant au Bénin: l’amiwo.  On la mange avec la viande de son choix, le plus  souvent avec du poulet bicyclette, au maquis.  Attention, cela ressemble un peu (de loin) au piron, mais le goût est différent ainsi que la consistance, car on prépare l’amiwo avec de la farine de maïs et non du gari. Ici, version togolaise  (plus ferme que la pâte béninoise) cuisinée par Abigaïl (ma masseuse de choc), très pimentée mais délicieuse, avec du lapin bio élevé maison.

Top chef ! Mi wa mi du nu (venez manger) !

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Eyi zaandè !

Dans la série « Miam l’igname », je demande : l’igname pilée !  Plat à déguster un jour d’appétit sauvage, et après, sieste obligatoire (ou alors somnolence au boulot).

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C’est un plat que nous mangeons toujours au-dehors, ou que nous achetons tout prêt (1 000cfa la portion complète), car sa préparation n’est ni aisée ni rapide. Il faut d’abord faire bouillir l’igname (épluchée, ce qui je le rappelle est déjà une tâche coriace), puis la piler longuement. Au maquis, on entend souvent en cuisine les coups rythmés des bonnes dames qui se mettent à deux ou trois autour du mortier grand comme un seau pour piler en cadence et éviter les grumeaux.
Au final, on obtient une sorte de purée collante, dont le goût se relève avec la sauce arachide pimentée qui me fait tousser ^^, et on la mange (à la main, c’est plus drôle et meilleur) avec des morceaux de viande et de wagassi. C’est trooooooop bon !

Eyi zaandè !

La semaine dernière, Gilbert le jardinier (oui ici les jardiniers ne s’appellent pas Nicolas), a fait venir quelqu’un pour élaguer mes palmiers et éviter que les souris qui venaient s’y goinfrer ne continuent à se croire chez elles.

En effet, elles avaient pris la fâcheuse habitude de venir grignoter nuitamment les « touffes » coincées entre les branches. Devant la fenêtre de ma chambre, c’était pas très cool.

J’ai donc appris à cette occasion que j’avais dans le jardin des palmiers à  huile, ceux dont on utilise les fruits pour fabriquer la « sauce graine », après les avoir fait bouillir, pilés et avoir filtré la pâte obtenue.

Cette sauce onctueuse, appelée aussi au Togo « dékoudéssi », accompagne très souvent les plats de viande ou de poisson avec du riz ou du foutou de bananes plantains, mais je ne l’ai pas encore goûtée. Elle est rouge et assaisonnée d’épices plus ou moins dosées.

Voici une recette si le coeur vous en dit (il y a sans doute autant de variantes que de cuisinières, j’ai trouvé la mienne sur le site « 750g » et ai écouté les indications locales de Gilbert et d’un copain),  sinon on trouve cette sauce en boîte en épicerie africaine.

Pour 6 personnes

Graines de palmes –  4 tomates fraîches – 1 petite cuillère de  concentré de tomate – bouillons Maggi – 3 oignons – 2 g d’ail – ciboulette –  1 kg de viande de boeuf ou poisson – ¼ l d’huile

Faire cuire les graines de palmes 30 min dans de l’eau bouillante, malaxer à la main et tamiser pour filtrer.
Découper en lamelles, tomates, oignons, ail et mettre la viande au feu avec l’huile et mettre les légumes découpés dessus.

Laisser frémir et renverser le jus de graine tamisé. Laisser cuire 60 min et ajouter du sel, les bouillons Maggi et la ciboulette coupée en fines rondelles.

Laisser mijoter 10 min et servir avec du riz ou du foutou.

Bon appétit ! Eyi zaandè ! ;)