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*Titre en référence à un film sénégalais que j’aimerais voir depuis longtemps et n’ai pas encore eu l’occasion de trouver : Un transport en commun, de Dyana Gaye
Si vous l’avez vu dites-moi ce que vous en avez pensé.

Et tant qu’on est sur la route, voici une nouvelle petite série pittoresque… En vérité je vous le dis, au Burkina comme au Bénin (et comme, je suppose, partout ailleurs en Afrique), « rien ne se perd, tout se transporte », en voiture, en moto, en camion, de toutes les manières possibles et imaginables (et même comme vous ne l’imagineriez pas !) donnant lieu à des visions parfois cocasses. Impossible d’être blasé, même des gens installés de longue date en Afrique peuvent continuer d’être surpris, amusés, ou perplexes.

Comme d’hab, cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.











Eyi zaandè !

C’est parti pour onze jours en compagnie de mes fidèles Céline et Jessy.
Comme j’ai vraiment pris trop de photos, je vais essayer de m’obliger à des sélections les plus draconiennes possibles, et je ferai des thématiques. Pour commencer, quelques paysages de la route parcourue les premiers jours (cliquez sur les images pour les voir en plus grand).

Notre premier grand objectif à atteindre : Ouagadougou, à environ 1 000 km de distance, couverts en un peu plus de deux jours en prenant notre temps, et surtout en ne roulant pas la nuit.

A Dassa (Bénin), le passage à la pompe prend une allure insolite en raison des travaux en cours (pour cette photo, prise de vue Jessy, j’étais bloquée dans la voiture):

Une petite rénovation n’est pas du luxe, il faut l’avouer à la vue de cette vieille pompe:

On roule, on roule, on avance (« on évolue » au Bénin, « on progresse » au Burkina ^^ )…

Passée la frontière, nous traversons des étendues arides qui contrastent avec la verdure béninoise.






Il fait très chaud, sec et très soif. La nuit d’escale à Fada N’Gourma restera gravée dans nos souvenirs comme une vraie rôtissoire malgré le (maigre) brassage d’air (chaud) du (petit) ventilo fixé au plafond de la chambre d’un hébergement au confort un peu…  rudimentaire, quoique sympathique.

Arrivés à destination, la clim de l’hôtel fonctionne, mais une coupure de courant momentanée nous en prive quelques heures; en attendant, une coupe « miss Ouaga » sera un réconfort de bon  aloi. (Chocolat, coco, noisette, et en remplacement du parfum « crunch « épuisé, vanille-pécan… eh quoi, c’est ça les vacances, ou bien ?)

AU FAIT : Le magazine « Echappées belles » sur France 5 a diffusé samedi un numéro consacré au Bénin, si vous l’avez manqué il devrait être rediffusé dimanche 1er avril à 15h. Jetez un oeil pour avoir un petit aperçu animé.

Voyager par la route au Bénin, c’est tout un programme. Vous croyez que c’est folklorique ? Eh bien oui, ça l’est, « trop même » !
Les véhicules ornés de devises laudatives et sur-surchargés de passagers ou de marchandises diverses,


les cahots, les nids-de poule,

les aléas (pannes, retards, déviations), la chaleur et la poussière…
A l’étape en redescendant de la Pendjari, j’avais un peu roussi à la faveur d’une vitre laissée ouverte… et je n’aurais jamais cru que la simple odeur d’un shampoing à la camomille pût être aussi émouvante.

Eyi zaandè !