Archives des articles tagués spécialité Bénin

Cette année le mois de septembre est très frais, alors qu’on devrait déjà avoir bien chaud… Du coup, je suis plus encline à la dégustation de petites douceurs roboratives telles ces beignets de bananes typiquement béninois, faciles à faire (surtout quand c’est moi qui les fais pas, ou quand c’est pas moi qui les fais… enfin bref) et vite mangés. Jugez plutôt :
Quelques petites bananes « dessert » (variété mini, environ 12 cm de long) très mûres, réduites en purée bien lisse, mélangées avec environ 1/3 (?) de leur poids en farine (de blé), et déposées en petits tas dans un fond d’huile bouillante pour frire jusqu’à être bien dorées.
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Comment ça, « c’est pas très précis » ? Bon, Isabelle a le coup de main et le coup d’œil pour juger de la quantité (ni trop ni trop peu) de farine à ajouter à la purée de bananes, de manière à ce que les beignets ne s’affaissent ni ne collent dans la poêle, et nous nous régalons tous !… D’ailleurs il n’a pas fallu deux fois à Louna et Solal pour ajouter à leur vocabulaire le mot de « talé-talé », et notre petit gourmand a même eu un gros chagrin quand sa première dégustation a pris fin. ^^

Bien sûr, les puristes l’apprécient avec du piment, certains ajoutent du sel et de l’oignon à la recette, mais nous pour le goûter c’est tout simplement et naturellement sucré comme ça qu’on le préfère.

Eyi zaandè !

Aujourd’hui je vous présente une nouvelle spécialité, la première pâte que j’ai goûté en arrivant au Bénin: l’amiwo.  On la mange avec la viande de son choix, le plus  souvent avec du poulet bicyclette, au maquis.  Attention, cela ressemble un peu (de loin) au piron, mais le goût est différent ainsi que la consistance, car on prépare l’amiwo avec de la farine de maïs et non du gari. Ici, version togolaise  (plus ferme que la pâte béninoise) cuisinée par Abigaïl (ma masseuse de choc), très pimentée mais délicieuse, avec du lapin bio élevé maison.

Top chef ! Mi wa mi du nu (venez manger) !

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Eyi zaandè !

Dans la série « Miam l’igname », je demande : l’igname pilée !  Plat à déguster un jour d’appétit sauvage, et après, sieste obligatoire (ou alors somnolence au boulot).

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C’est un plat que nous mangeons toujours au-dehors, ou que nous achetons tout prêt (1 000cfa la portion complète), car sa préparation n’est ni aisée ni rapide. Il faut d’abord faire bouillir l’igname (épluchée, ce qui je le rappelle est déjà une tâche coriace), puis la piler longuement. Au maquis, on entend souvent en cuisine les coups rythmés des bonnes dames qui se mettent à deux ou trois autour du mortier grand comme un seau pour piler en cadence et éviter les grumeaux.
Au final, on obtient une sorte de purée collante, dont le goût se relève avec la sauce arachide pimentée qui me fait tousser ^^, et on la mange (à la main, c’est plus drôle et meilleur) avec des morceaux de viande et de wagassi. C’est trooooooop bon !

Eyi zaandè !

Je continue dans la rubrique cuisine, pour rattraper un peu mon retard, mais aussi parce que je suis un peu obligée de vivre sur mes « réserves » de photos, mon appareil étant (temporairement, j’espère) hors service, argh !!!

Alors, pour préparer un piron, comment fait-on ?

Pour le piron rouge, mon préféré : faire d’abord une sauce tomate en faisant revenir dans un peu d’huile d’olive oignons émincés, tomates, concentré. Ajouter de l’eau pour la rendre liquide, porter à ébullition, et mélangez avec le gari (farine de manioc) jusqu’à former une boule. En fait, l’astuce c’est de verser de la farine (mais pas trop !) jusqu’à ce que la consistance du mélange ressemble à une soupe épaisse, puis laisser encore épaissir sur le feu en continuant à remuer.
Servir avec viande ou poisson.


On peut aussi faire le piron « de base », blanc (et le piron blanc c’est aussi excellent) : faites simplement bouillir de l’eau, ajoutez du sel si vous voulez, et finissez comme précédemment en versant le gari de manière à obtenir une boule de consistance assez épaisse.

Eyi zaandè !

S’il y a bien une chose dont j’ai négligé de vous parler depuis un an,  ce sont les plats béninois.  C’est que je ne les préparais pas à la maison, et que je sors rarement au maquis (restaurant) avec mon appareil photo… Mais je suis désormais en mesure de vous dévoiler le secret de l’igname bouillie.

Version bouillie, l’igname se prépare comme la pomme de terre, sauf qu’elle a la peau plus dure. L’éplucher n’est pas une mince affaire, c’est même assez physique (en tout cas pour moi et mes petits doigts) car oui, l’igname a décidément la peau dure. « Eplucher igname là, c’est pas petit boucan ! » Donc je délègue avec joie.


Une fois fois découpée en tronçons tranches, il faut bien la rincer et la couvrir d’eau avec d’égales (petites) quantités de sucre et de sel, et la mettre à bouillir à feu vif, en surveillant jusqu’à pouvoir y enfoncer une fourchette à coeur sans effort (au moins 25 à 30 minutes sont nécessaires).

Servir avec la sauce de votre choix, de préférence faite par la mère main d’un bon cuisinier. Ici, avec poisson braisé et friture de tomate. Hmmmmiam !

La prochaine fois, je vous parlerai de l’igname pilée. Eyi zaandè !