Archives de la catégorie En balade

Deux petits vélos sur le toit, une glacière et une valise dans le coffre
Une heure de route tranquille à l’heure de la sieste, suivie de six kilomètres de piste, cailloux, ornières et cahots
Le Royal Paradise Hotel tout près d’Allada
Une oasis étonnante perdue en pleine campagne, un havre de fraîcheur et de paix
Une piscine accueillante, des sauts, des éclaboussures, des rires, une petite frousse à cause d’un requin imaginaire ^^
Un peu de lecture entre deux ploufs
Du soleil, de la brise, des nuages, des averses, des éclaircies, de la chaleur
De bons petits plats, des frites délicieuses, un hébergement confortable
Des enfants heureux, fourbus d’une saine fatigue
Un caméléon, un beau papillon, un drôle d’insecte non identifié
Une partie de baby foot en famille
48 heures de détente un peu trop courtes mais bienvenues
Qu’est-ce que c’était bien !

Eyi zaandè !

  1. Petite analyse grammaticale : repérez le complément circonstanciel de manière et expliquez ce qui fâche.
  2. Relevez, dans le paratexte, la source explicite de cette annonce et commentez.
  3. Non, rien. A moins que « leur place » et « leur influence » ne désignent celles des hommes ?…

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Bon, en tous cas cette Conférence Internationale des Femmes d’Influence ne me donne pas envie…

Eyi zaandè !

Cotonou est une ville de contrastes, notamment entre la modernité de certaines technologies d’une part et l’archaïsme de certaines techniques de l’autre. Je me souviens de mon arrivée.  Quelques dizaines de mètres après la sortie de l’aéroport, et bien que la voiture qui m’emmenait filât dans la nuit sombre, j’avais été frappée par ce que, formatée par ma vision de yovo jamais venue en Afrique, je n’osais pas croire être un échafaudage… et pourtant, ce fouillis de troncs tordus, liés les uns aux autres à la Numérobis et n’offrant aucune sécurité aux ouvriers, en était bel et bien un ! C’est tellement l’ordinaire que maintenant, lorsque j’en vois, je ne m’étonne même plus, mais il y a tellement d’autres choses surprenantes que, comme je l’ai entendu dire d’un patron de lodge établi en Afrique depuis 20 ans, « on arrive toujours quand même à être étonné ».
Les photos suivantes ont été prises il y a quelques jours tout près de chez moi, c’est à dire dans l’un des quartiers les moins populaires de Cotonou. Un clic sur les photos pour agrandir
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Eyi zaandè !

« Dantokpa in situ », c’est le titre judicieux d’une exposition que j’ai adorée, à laquelle j’ai eu le plaisir d’accompagner des élèves vendredi matin , à la veille de sa clôture.
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Nous avons eu la chance d’être guidés par le photographe en personne, Stéphane Brabant, un professionnel chaleureux et très accessible, et nous avons littéralement plongé dans l’ambiance de son projet grâce aux grands formats exposés dans le jardin de l’IFB.
Comble de gentillesse, les élèves ont été autorisés à prendre des photos de l’expo, et moi comme je ne voulais pas prendre des photos toute nazes avec mon téléphone, Stéphane a accepté de me prêter quelques-unes de ses photos pour que je puisse les publier ici, et je l’en remercie sincèrement. L’ensemble des photos présentées ci-après sont donc de lui.

Avant de vous les montrer, quelques mots donc sur Dantokpa : c’est le nom d’un marché de Cotonou, qui passe pour le plus grand marché d’Afrique de l’Ouest (il s’étend en effet sur 18 hectares), et où on trouve absolument tout (tissus, vivres, bijoux, perles, matériels et équipements divers… et même fétiches) ! Ouvert quasiment 24h sur 24 (pas au public, mais pour les personnes qui y travaillent), c’est un endroit fascinant, grouillant de vie et d’activité;  j’ai eu l’occasion de m’y rendre 2 ou 3 fois (petite ambiance), accompagnée (sinon je me serais perdue à coup sûr !), mais jamais je ne me sentirais capable d’y prendre des photos.

Raison de plus pour admirer l’oeuvre en immersion de Stéphane Brabant, qui y a mené (et y mène encore) un travail de rencontres et de prises de vues qui montrent l’endroit à la fois dans son quotidien et sa diversité, mais sous des angles souvent inattendus et saisissants. Par exemple voici une vue d’ensemble des toits en tôle des étals qui entourent le bâtiment central (le seul en dur) à perte de vue :
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Comme ici rien ne se perd,  « les plastiques » après moults tris et rinçages, reprendront une nouvelle vie; les « bonnes dames » les rachètent pour s’en servir à diverses fins :
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La population de Dantokpa est essentiellement composée de femmes, qui vendent, et de leurs enfants qui travaillent ou les accompagnent seulement lorsqu’ils sont trop petits pour travailler :
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L’activité descend  (ou se déverse ?) jusqu’aux berges, peu reluisantes, de la lagune, où accostent des bateaux-taxis :
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Enfin, cette dernière photo est l’une de mes préférées, par sa composition, ses couleurs, et la scène totalement surréaliste du marché se faufilant jusque sous le pont d’Akpakpa (le « nouveau » pont) :
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Crédits photos : S.Brabant

Pour en voir plus de Cotonou à travers les yeux de Stéphane Brabant, qui est aussi réalisateur, allez donc voir son clip « We are happy from Cotonou ». Et son label : afrikafun

Cette exposition m’a vraiment donné envie de me remotiver à ressortir mon appareil pour retenter de faire quelques photos d’ici. Ça tombe bien, je suis en vacances à la fin de la semaine, voici un petit défi personnel à relever…
Eyi zaandè !

Naufrage d’un immeuble parisien mercredi dernier, au pied du Sacré-Coeur…  ;-)

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Samedi dernier, Abi m’avait proposé de l’accompagner dans un tour en avion privé au-dessus de Cotonou. Je vous laisse deviner si j’ai hésité longtemps avant d’accepter !
En plus, le temps était clair et le vol parfait car nous avons eu la chance et l’honneur d’être pilotées par l’Attaché de Défense près l’ambassade de France, le colonel Deuwel, grâce à qui nous avons passé une grosse demi-heure à nous réjouir comme des gamines des paysages découverts depuis le ciel (lorsque je décolle et atterris avec Air France, c’est toujours dans la nuit noire, et la découverte de ce paysage était donc une grande première pour moi).
Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand.

Nous avons décollé face à la mer et avons longé le quartier de Fidjrossè et un  bout de la route des pêches au-dessus de l’eau…
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…avant de prendre vers l’intérieur des terres. Nous avons croisé la route de Ouidah…
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…puis avons piqué vers le village lacustre de Ganvié, au bord du lac Nokoué, où les pêcheurs ont une bien poétique façon d’entourlouper les poissons :
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En retournant vers Cotonou nous avons eu un aperçu de l’immensité du lac :
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Puis nous avons retrouvé la ville. La place sainte-Cécile à Aïdjèdo (au fond, près du pont, l’emplacement du fameux et gigantesque marché de Dantokpa) :
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La place de l’Etoile Rouge, héritage de la Révolution (pour aller dans la direction de chez moi, il faut prendre l’avenue qui passe devant le grand immeuble à droite) :
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J’espère que la balade vous a plu et rafraîchi l’esprit autant qu’à moi.
Eyi zaandè !

Ce week end, cap sur la vallée de l’Ouémé au nord de Porto-Novo, pour s’aérer un peu hors de Cotonou. Le but était de visiter les forêts de Kpinkonzoumè à Adjohoun, et de Gnanhouizoumè, près de Bonou. Attention, long billet en vue ! (toutes les photos sont cliquables comme d’hab)

Après une route presque sans péripéties (mais un détestable coup de stress quand même lorsque le moteur s’est arrêté, heureusement dans une ligne droite), nous faisons donc une première halte à Adjohoun avec presque une heure et demie de retard sur le programme prévu.
L'Ouémé
Récolte du sable
Les ouvriers qui récoltent le sable en plongeant sont payés 30 000 CFA par semaine (environ 45 euros). Je n’ai pas de photo mais ensuite femmes et enfants prennent le relais sur le rivage pour le transporter à la chaîne sur leur tête. Eux ne doivent pas être payés aussi « largement »… et il fait une chaleur terrible.
Nous traversons un bras de fleuve en pirogue et faisons un tour sous l’ombre de la forêt (dense !) de Kpinkonzoumè, où le moment fort est la découverte du repaire des chauve-souris, installées par (dizaines de ?)milliers au coeur du site. Le bruit de leurs envols fait penser au déferlement de vagues, et leur déploiement couvre le ciel au-dessus de nous. Malheureusement la photo ne rend pas cette impression car je n’ai pas réussi à capter le moment où les « grappes » de chauve-souris accrochées aux branches s’envolent toutes en même temps.
Régime de chauve-souris
La danse des chauve-souris
Après un bon repas et une pause au maquis « L’Avenir » de Bonou (très bonne adresse), nous suivons la piste direction Gnanhouizoumè. C’est l’occasion pour moi de tester pour la première fois ma voiture en « brousse », et malgré le coup de calcaire du matin elle s’en sort bien (et moi aussi au volant !)
Presque en bout de piste, nous laissons les voitures pour finir à pieds. Heureusement pour nous il souffle maintenant un petit vent bien agréable…
Parking à l'ombre
Vers le village de Gnanhouizoume, près de Bonou
En période de crue, le fleuve monte jusqu’à inonder le village, mais en ce moment il est au plus bas.
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La traversée jusqu’au village devait se faire en pirogue mais la décrue est trop importante: il faudra ôter les pantalons pour traverser à pieds en ayant au maximum de l’eau jusqu’à mi-cuisses. Cinq tortues yovos en slip, essayant de rester dignes, traversent donc l’Ouémé sous le regard amusé (mais bienveillant) des habitants (je vous épargne les photos).
Nous installons notre campement dans l’école, car il est déjà presque 18 h. Nous choisissons l’extérieur pour bénéficier des petits souffles d’air.
L'école
La classe de CP
Ma chambre
Nous sommes cuits et renonçons d’avance à l’idée de retourner jusqu’à Bonou (rivière, piste) pour manger le soir. Je zappe même le tour en forêt pour me reposer un peu, et me contente de la vue sur le fleuve ainsi que d’un bref tour de village en compagnie d’une petite  troupe d’enfants qui m’emmènent saluer le chef.
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Trio
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A la nuit tombée, le maquis du midi nous livre le repas, chaud, sur place. Après une toilette bienfaisante et appréciée à sa juste valeur nous nous couchons vers 23h.

Mes courageux collègues et l’organisateur de la sortie se lèvent tous les 5 dès 6h45 pour repartir au point du jour visiter la forêt et y apercevoir (entre autres) les fameux singes à ventre rouge, mais après leur avoir fait coucou d’un oeil, je préfère profiter du calme alentour pour faire une grasse matinée. Je pourrai dormir somnoler au chant des oiseaux et au bêlement des chevrettes jusqu’à 9h !
Après mon lever, je remballe ma chambre, suivie avec intérêt par plusieurs paires d’yeux curieuses et sages, qui doivent bien être étonnées de l’usage que je fais de leur salle de classe…
Regards curieux
Regards curieux
Nous échangeons quelques mots, moi en fon et certains d’entre eux en français, et les photos nous amusent tous un moment.
Regards curieux
Avant la messe

Il est 10h, mes collègues reviennent d’une belle balade, nous déjeunons à l’ombre d’un manguier pendant que les villageois se rendent à la messe, et c’est au son des chants sortis de l’église que nous quitterons le village par la même voie et dans les mêmes conditions que la veille.
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Nous retournons à la voiture heureux de notre petite escapade et de l’accueil si sympathique des villageois.

Aucun coup de soleil ni piqûre quelconque à déplorer pendant cette sortie, en revanche j’ai dû sévèrement manquer aux petites bestioles qui planquent chez moi, car hier soir, moustiques et moucherons furtifs m’ont préparé un tel comité d’accueil que ce matin mon corps n’est que démangeaisons (une vingtaine de piqûres au bas mot des chevilles aux coudes).

Eyi zaandè !

Mi-décembre, j’ai été conviée à assister à une soutenance de mastère, qui se déroulait dans un collège d’enseignement général cotonois (un samedi matin, donc hors de la présence des élèves). Ce fut  l’occasion pour moi de me rendre compte des conditions d’étude de beaucoup d’élèves béninois, et de relativiser les petits inconforts dont je me plains parfois dans mon propre établissement…

A l’entrée, un peu d’humour… ou pas :
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« Quelques points du règlement » qui rappellent qu’on ne plaisante pas avec la discipline :
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Travail et probité sont les piliers de la réussite :
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Splendeur du coucher de soleil sur la lagune du lac Nokoué à Cotonou, mais la misère n’est pas moins pénible sous les ors crépusculaires. Le triste fléau de la pollution est présent partout malheureusement…
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La semaine dernière, il y a juste 8 jours, je suis allée visiter (avec 3 collègues et 5 élèves) les palais des rois Glélé et Béhanzin (fils de Glélé) à Abomey, capitale historique du royaume du Dahomey (Danxomè en langue fongbe, le x se prononçant d’une façon assez similaire au j espagnol) fondé au 17e siècle, et donc lieu particulièrement riche en culture et patrimoine. Pour les curieux, plus d’infos précises en suivant ce lien.

Le site se trouve à moins de  150km de Cotonou, mais comme il est préférable d’emprunter la route de Porto-Novo (en meilleur état) plutôt que celle, directe, de Bohicon, il faut environ  3h pour s’y rendre. Et arrivés sur place, une petite déconvenue : les photos dans l’enceinte de ces palais sont interdites, sauf autorisation spéciale du ministère de la Culture sur projet dûment justifié (des photos autorisées sont visibles ici). Je me résous donc à ne poster que mes photos de l’extérieur, mais j’y retournerai sans doute avec le super guide qui nous a fait la visite, Théo, pour prendre le temps de visiter la ville et les autres palais royaux ou privés. Je posterai peut-être mes croquis de retour à Cotonou.

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Détail des bas-reliefs de la porte d’entrée, qu’on retrouve sur tous les bâtiments royaux du palais de Glélé, le lion étant son symbole totemique:
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La première cour, là où les visiteurs du roi attendaient d’être ou non introduits dans le palais:
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Le plan des palais, avec l’endroit où nous nous trouvions au début de la visite pointé par les élèves :
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La statue du roi Béhanzin (Gbêhanzin en fon)(1844-1906), sur la place Goho. Je dirais qu’elle mesure bien au moins 10m de haut… Ce roi était l’ennemi du roi Toffa, dont la statue se trouve à Porto-Novo.
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Et voilà. Eyi zaandè !
Et bonnes fêtes (mi kudo xwè) !